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 [Fan-Fiction] La trilogie des Pierres Nui: Union

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Irax

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Message(Ancre) Sujet: [Fan-Fiction] La trilogie des Pierres Nui: Union Ven 13 Jan - 19:35

Bonjour tout le monde.

Aujourd'hui j'aimerais vous présenter le tout dernier projet de fan-fiction, que je gardais dans un carton depuis un petit moment déjà, dans l'espoir de le terminer, et que j'ai décidé de publier en l'état, aujourd'hui.

Avant de vous montrer cette fic, je tiens a écrire une petite
introduction. Libre a qui le veut de la sauter, mais personnellement, je
l'estime nécessaire pour comprendre le contexte dans lequel j'ai écris
cette fiction (qui a son importance pour moi), et l'histoire qu'elle raconte.

Cette fan-fic est un projet que j'avais toujours voulu réaliser, depuis que j'ai commencé a écrire des fan-fics. Je comptais la poster en une seule fois (a la façon d'un livre), une fois terminée, mais, n'ayant plus travaillé dessus depuis la fin de Bionicle, j'ai décidé de le poster tel quel, puis que je ne le finirais surement jamais.

Cette fic se déroule dans un univers alternatif, une sorte de "Dark Mirror", (ou "uchronie").Elle raconte ce qui aurait pu se passer, et ce qui serait advenu de l'UM, si a un moment précis dans l'histoire de Bionicle, une mauvaise décision avait été prise.

Elle était censée être divisée en trois tomes: Union , Devoir , et Destinée , et devait raconter l'histoire d'un Ta-Matoran.

Voici, le prologue et le premier chapitre de la fic en question, je compte poster tout les chapitres assez rapidement (idéalement dès que je pourrais éviter le DP). Rappelez vous cependant que certains chapitres de cette fic sont assez anciens, et peuvent donc contenir certains défauts.
________________________________________________________

Il y a 100 000 ans.


La pénombre environnante et l'état avancé de la nuit n'avait pas empêché ces êtres de se rassembler autour de leur habituelle table, cachée sous la montagne de tablettes de pierres et de feuilles a l'aspect parcheminé recensant tout les aspects technique et les plans de leur dernière création.
Le débat était maintenant bien entamé, et ils en étaient a se disputer plus ou moins vigoureusement sur les changements a apporter.

-On devrait les enlever. Lança l'un d'entre eux. Regardez ce que nos précédentes œuvres en ont faits! Je pense que c'est une erreur a ne pas renouveler!
-On a qu'a augmenter leur bonté pour éviter que cela ne se reproduise. Proposa un autre. Ils seront tellement dénués de tout sentiment malhonnête qu'une telle idée ne leur viendra même pas a l'esprit.
-Et comment accompliront-ils leur mission si ils sont tellement niais que tout le monde leur paraît bon et gentil! Rétorqua acerbement une femme. Et si ils se laissent attendrir par un criminel et le relâche en lui demandant simplement de ne pas recommencer? Non, ils auront besoin d'un minimum de malhonnêteté, ne serait-ce que pour être capable de ne pas faire confiance a n'importe qui. Non, je suis d'accord avec mon frère, il faut se souvenir de nos erreurs et retirer cette caractéristique.

Le débat dura encore plusieurs heures. Un a un, les derniers êtres se rangèrent du coté de la majorité et acceptèrent la proposition de leurs alter-ego, a l'exception de deux d'entre eux. Ces deux êtres sortirent juste avant la fin, prétextant un travail urgent. Ils montèrent sur le chemin de ronde de leur forteresse, et la, observèrent un long moment le paysage a la lumière de la lune, perdus dans leur pensées.

-C'est une erreur, finit par lâcher l'un des deux. Leur efficacité sur le terrain va en prendre un sacré-coup. Ou alors il faudra augmenter le quota de présence.
Son collègue soupira.
-Tu sait très bien qu'on ne peut pas Angonce, il faut en garder sous forme de travailleur.
Le grand être qui venait de parler posa sa main sur l'épaule de son frère.
-Ils sont tous contre nous, on ne peut rien y faire mon frère. Je suis désolé.
Sur ces paroles il s'éloigna et partit en direction de la tour dont ils venaient de sortir. Leurs collègues devaient déjà avoir terminé.

Angonce regarda le paysage. La guerre pour le protodermis énergisé faisait rage, et rien que de la montagne solitaire sur laquelle était perché leur forteresse il pouvait voir les feux d'au moins trois champs de bataille, si ce n'est quatre. Soudain, ayant comme pris une décision, il prononça un nom. Aussitôt, une de ses création qui lui servait de garde du corps sortit de l'ombre derrière laquelle elle se dissimulait et s'approcha.

-Vous m'avez appelé, maitre? Demanda-t-elle.
-Oui. Commença le grand être. Mes collègues sont mus par la prudence, mais il font une erreur.

Il ne se retourna pas pour regarder sa création.

-J'ai une mission pour toi. Je veux que tu me rapporte des matériaux pour une nouvelle création. Ne dis rien a personne, je te donnerai la suite de mes instructions après.
-A vos ordres mon maitre.

Et la créature partit, disparaissant entre les ombres du château.

100 000 ans plus tard

Le Po-matoran rangea ses lentilles télescopiques de vision nocturne et redescendit de l'empilement rocheux sur lequel il se trouvait.

-Tenez vous prêts! Lança-t-il a son escouade disséminée dans les buissons et derrière les arbre, de chaque coté du chemin.

La seule réponse qu'il reçut fut le bruit des armes que l'on charge, et l'attente s'installa. Au bout d'une dizaine de minutes, le convoi arriva a leur hauteur. Les soldats ne firent pas un geste, conformément aux ordres.

Quand le dernier chariot eut dépassé les premiers matoran et que le convoi fut bien engagé dans le virage, le Po-Matoran poussa un cri et sortit des buissons en tirant a l'aide de son lance kanoka militaire sur le toa le plus proche. Ses hommes s'empressèrent de l'imiter en hurlant et mitraillèrent les toas qui marchaient à coté des chariots pour monter la garde. Ceux-ci laissèrent échapper leur surprise et tirèrent leurs propres armes, des épées et quelques lance-zamor. Les armes de service des matorans, a savoir des lance-kanokas ne disposaient pas de réserves de munitions, mais cet inconvénient était compensé par leur entrainement à augmenter leur cadence de tir, et par la couverture qu'ils s'offraient mutuellement.

Ils prirent peu a peu l'avantage et certains réussirent a monter dans les chariots. Un Ko-matoran et un Le-matoran défoncèrent la serrure de la porte de l'un d'eux d'un tir bien ajusté et montèrent a bord. A l'intérieur, un toa les regarda avec surprise, avant de lever les mains en l'air pour se rendre. Ignorant le geste, le Ko-matoran l'abattit d'un coup.

-Mais t'es bête ou quoi! Lui lança son coéquipier. On aurait pu le capturer! Son arme était posé a coté de lui, il pouvait rien nous faire! On aurait pu le faire parler!

Le fautif grommela une excuse, et balaya du regard le contenu du fourgon. Les chauffeurs en étaient descendus au début de l'attaque. Ils devaient être surement morts maintenant.
Ils ressortirent et observèrent les dégâts. Les combats s'étaient soldés par la victoire des matorans.

Il n'y avait aucun prisonnier.



__________



1

Mon Lieutenant


Alebran présenta sa tablette d'identité au garde et passa le porche de la caserne. Le Ta-Matoran pénétra dans la cour et s'arrêta pour regarder la bannière s'élever, hissé par un soldat de seconde classe.
Alebran était un Ta-Matoran qui avait autrefois exercé le métier de forgeron d'outils avant de s'engager dans l'armée Matoran au début de la guerre, avec une formation de sous-officier. Il portait une armure rouge avec quelques dégradés de gris. Deux bandes jaunes horizontales étaient peintes sur chacune de ses épaulettes et il portait un kanohi Hau dégradé du rouge vers le gris sur le haut. Un lance-kanoka militaire était accroché dans son dos.
Il se désintéressa de la bannière qui flottait maintenant en haut de son mât et se dirigea vers le poste de commandement de son bataillon. Le lieutenant entra dans le bâtiment et fut immédiatement assailli par le bruit des tablettes que l'on gravait. Il déposa son arme de service son un râtelier et s'engagea dans le couloir. Il passa devant une grande salle remplie de sous-officiers occupés par des travaux administratifs et y rentra. Il s'approcha d'un Onu-Matoran qui le salua.

«-Que puis je faire pour vous mon Lieutenant? Demanda-t-il
-J'aurais besoin de refaire le plein de kanokas en prévision de notre prochain déploiement.
-Sans pouvoirs classiques, mais mortels en cas de coup direct?
-Voila. Version militaire quoi, soupira Alebran, comme si c'eut été évident.»

Les disques militaires étaient des kanokas spéciaux, dont le pouvoir était simplement de tuer. Peu couteux, ils avaient été inventé simultanément par les deux camps au début de la guerre, étant plus adapté au combat que les disques habituels.
L'Onu-Matoran parut gêné.

«-Très bien lieutenant, je vais passer la commande aux magasiniers.?
Alebran se retourna pour partir, quand l'Onu-Matoran lança:
«-Oh, et, briefing avec le reste du bataillon a trois heures sur la place d'appel, mon lieutenant.
-Noté.»

A la sortie, Alebran reprit son lance-kanoka et s'arrêta sur le seuil du bâtiment. Il devait être dans les 9 heures du matin. Le Ta-Matoran ressortit dans les rues de Metru-Nui. Il avançait assez vite, répondant poliment aux matorans qui le saluaient. Les soldats de l'armée matoran était plutôt appréciés par les temps qui couraient.
Alebran s'arrêta auprès d'un marchand ambulant auquel il acheta une boisson avant de reprendre sa route. Avisant un attroupement de matoran qui s'étaient réunis autour d'un grand telescreen, il s'en approcha, et héla un soldat qui avait servit avec lui et qu'il avait reconnu dans le groupe.

«-Qu'est ce qu'il se passe? S'enquit-il alors qu'il arrivait a coté de lui.
-Salut Alebran. Tu n'as quand même pas oublié quel jour on est?»
Les yeux d'Alebran brillèrent d'une lueur d'étonnement.
«-Ah oui c'est vrai, s'exclama-t-il. Viens, j'ai envie de voir ça.?»

Les deux matorans jouèrent des coudes pour se frayer un chemin dans le foule jusqu'au premier rang.

«-L'ancien doyen de Metru-Nui, Turaga Dume, commençait une Ga-Matoran a l'écran, vient enfin d'être exécuté pour trahison. C'est la fin pour l'ancien toa de 10 000 ans de prison. Rappelons que le Turaga avait été arrêté au début de la guerre, alors qu'il tentait de fuir la République en direction de l'Empire. Le traitre avait été interpellé près de Xia dans un bateau volé. Retour sur son procès qui eut lieu...»

Alebran s'éclipsa discrètement tandis que le reportage commençait. Une fois à l'écart il s'arrêta. Ainsi, Dume était mort.
Une bonne chose de faite. Il l'avait mérité. Il avait été déçu comme tout le monde lorsqu'ils avaient découvert que le Turaga ne valait pas mieux que les autres. Déçu, mais pas surpris, c'était un ancien toa après tout. On pouvait faire beaucoup de miracles, mais rendre un toa ou un ancien toa bon n'en faisait pas partie.
Le matoran se remit en marche. Il passa le reste de sa permission dans la ville à flâner, avant de se rendre à l'armurerie de sa caserne pour récupérer ses kanokas.
Une fois à l'intérieur, il se mit a chercher un magasinier des yeux, et son regard s'arrêta sur la baie vitrée. A l'extérieur, il pouvait voir des matorans s'entrainer au tir et au corps a corps, l'armurerie se trouvant juste à coté du terrain d'entrainement.

«-Puis-je faire quelque chose pour vous, lieutenant, s'enquit un caporal qui venait d'entrer.»

Les soldats de l'armée matoran portaient, peintes sur leurs épaulettes, des marques de couleur pour indiquer leur grade. Une barre verticale grise signifiait un simple soldat de seconde classe, deux barres un soldat de première classe, trois un caporal. Une barre verticale jaune signifiait qu'on avait affaire a un sous-lieutenant, deux un lieutenant, trois un capitaine, etc...

«-J'aurais besoin de munitions, j'ai fait la demande ce matin. Répondit Alebran.
-Ce matin vous dites? Hum, pas sur que j'ai déjà reçu des munitions, et je ne pourrai pas vous en donner sans en remettre, le code militaire nous oblige à avoir toujours le même nombre de munitions en stock, commença-t-il en sortant un registre. Quel nom?
-Lieutenant Alebran, 6° Bataillon Aéroporté.»

Le magasinier prit un autre registre.

«-Voyons voir, Lieutenant Alebran, ah voilà! Lieutenant Alebran, 25 disques a usage militaire. Vous pouvez vous servir mon lieutenant.»

Alebran s'exécuta. Puis il sortit en ayant salué le magasinier occupé a recenser le retrait des 25 disques. Il était presque 3 heures. Il faudrait qu'il se dépêche si il ne voulait pas récupérer une corvée pour retard. Il rangea les disques dans son sac et partit vers la place d'appel.
Quasiment tout le bataillon était déjà la, assis bien droit sur les chaises qui avaient été rassemblées la. Alebran s'assit à sa place et attendit. Quelques minutes plus tard, une voix tonna:

«-Garde a vous!»

Tout les soldats s'exécutèrent, se levant de leurs chaises. Un Le-matoran arriva et monta sur l'estrade de pierre qui faisait face au bataillon. Derrière lui se trouvaient une carte du continent sud.

«-Repos. Tonna l'officier.»

Tout le bataillon se rassit.

«-Je suis le Lieutenant-Colonel Tamaru, c'est moi qui prendrait la succession du Major Piruk, qui a été muté dans un autre régiment. Annonça Tamaru. Dans deux semaines, notre régiment va être envoyé sur le front, au sud de la rivière de Tren Korm. Nous n'aurons pas de réelle opération aéroportée cette fois-ci, mais nos ordres sont de tenir la position, et au possible d'avancer légèrement dans le territoire ennemi. L'ennemi a bâti une forteresse plus au sud de la ligne de front, nous n'avons pas le moyens de la prendre, nous ne nous en approcherons donc pas.»

Le Le-Matoran s'interrompit pour regarder ses soldats.

«-Je compte sur vous pour leur en faire voir de toutes les couleurs. Montrons a ces sales toas qu'on est pas près de se laisser marcher sur les pieds comme ça!»

Les rangs des matorans explosèrent en acclamation, les soldats s'étant tous levés d'un seul coup. Alebran se joignit au tumulte, brandissant son poing en signe de victoire. La cour d'appel résonna pendant plusieurs minutes des hurlements des matorans. Puis le silence revint peu a peu, et le lieutenant-colonel les laissa s'en aller. Alebran regarda le soleil et estima a peu près l'heure qu'il devait être. Puis il se dirigea vers la sortie de la caserne. Il s'arrêta devant le poste du gardien et exhiba sa tablette d'identité.

«-Je vais rendre visite a un ami a l'hôpital militaire de Ga-Metru. J'ai appris qu'il venait de sortir du coma.»

Le garde observa la tablette et releva la barrière.

«-Pouvez passer Lieutenant, mais soyez de retour avant le couvre-feu.
-Entendu.»

une fois sortis, Alebran se dirigea vers la station de chutes la plus proche. Il prit un conduit a direction de Ga-Metru, et finit par ressortir dans le quartier des Ga-Matoran au bout de quinze minutes de trajet. La, il se dirigea vers un grand bâtiment en forme de dôme de l'autre coté de la rue. Il rentra dans l'hôpital et se présenta a l'accueil.

«-Je viens voir le sous-lieutenant Kapura, j'ai appris qu'il s'était réveillé. Annonça-t-il tandis que la Ga-matoran le jaugeait de haut en bas.
-C'est vrai, admit-elle, cependant je dois vous prévenir, ils n'y sont pas allés de main-morte, et...»

Elle se pencha vers lui pour lui murmurer à l'oreille.

«-Il a perdu la mémoire des évènements à partir du Soulèvement. Il risque de ne pas vous reconnaître.
-Notre amitié remonte a plus longtemps que ça, la rassura le Ta-Matoran.
-Essayez de ne pas le brusquer, lui conseilla-t-elle, il est encore très fragile,et il lui arrive de délirer, les médecins disent que c'est du au stress post-traumatique.»

Alebran acquiesça et se dirigea vers l'élévateur. Arrivé à l'étage indiqué par l'hôtesse, il chercha des yeux le numéro de l chambre, et entra.
Ce qu'il vit la lui fit l'effet d'un poignard planté en plein coeur. Intérieurement, il se jura qu'il ferait payer aux toas leurs actes, et leur ferait ravaler leur arrogance.
Son ami, son frère d'arme était la, étendu sur un lit, le masque portant encore les traces de ses réparations. Il tourna la tète vers lui, et un sourire flotta sur ses lèvres.

«-Salut Alebran, lança-t-il. Tu peut me dire ce que je fout ici? Les Ga-Matorans ont rien voulu me dire, et je m'ennuie a mourir.»

Le lieutenant s'avança vers son frère d'armes. Il saisit une chaise et s'y adossa.

«-T'es en convalescence. T'as été blessé au combat et tu as tout oublié a partir d'il y a 100 000 ans.
-Ca fait un bon paquet de souvenir, souffla Kapura.
-En effet.
-Et tu sais pourquoi tout le monde me donne un grade? C'est saoulant a la fin surtout si tu comprend pas pourquoi tout le monde t'appelle comme ça.»

Alebran avala sa salive. Il savait que son ami allait lui demander de lui raconter sa vie et celle de l'Univers depuis 100 000 ans. C'est ce que faisait tout les amnésiques.

«-T'es sous-lieutenant dans l'armée de la République Matoran.
-L'armée de quoi? Demanda l'amnésique avec des yeux comme des soucoupes.
-La République Matoran, le gouvernement en place ici a Metru-Nui, et qui s'étend sur toute les moitié nord de l'Univers, jusqu'à la Tren Korm River du Continent Sud. Et qui est engagé depuis 100 000 ans dans une guerre avec l'Empire Toa.»

Kapura était bouche-bée.

«-Pardon? L'empire Toa? Tu te fous de moi? Y a un empire dirigé par des Toas? Et qu'attendent les autres toas pour l'abattre? C'est nos héros ou pas?»

A le mention du nom, Alebran grogna.

«-Si tu tiens a la vie, ne redis plus jamais que les Toas sont des héros.»

Une note de colère perçait dans sa voie. Voyant qu'il ne pourrait pas l'éviter, Alebran se redressa sur son siège et entama le récit des évènements passés.

«-Il y a 100 000, c'est a dire a peu près la ou ta mémoire s'arrête, Toa Tuyet est partie en mission dans les iles du Sud. Elle n'est pas revenue quand elle aurait due et on a plus entendu parler d'elle pendant dix ans. Quand, un jour, elle a refait surface. Elle a prétendu qu'elle avait été capturé par des skakdis qui vivaient en exil la bas. Elle mentait. Quelques semaines plus tard, une vague de crime s'est répandue dans Metru-Nui. Les Toas ne parvinrent pas à l'endiguer, jusqu'à ce que Likhan ne découvre que Tuyet était a l'origine de tout ces meurtres. Alors elle le tua froidement avec l'aide de Nidhiki, avant de réunir tout les toas en secret dans le Colisée. Nous avions tous confiance en eux, et nous avons cru qu'ils étaient juste en réunion. Nous étions bien sot. Alors que nous vaguions tous a notre travail, les Toas ont jaillit dans les rues de Metru-Nui et on voulu prendre le contrôle de la cité! Incrédules, nous avons mit quelques minutes a réagir, mais quand nous nous sommes rendus compte de ce qui se passait, alors nous avons été pris d'une énorme colère. Les Toas, en qui nous avions confiance et qui étaient censé nous protéger, essayait de nous asservir! C'était intolérable! De quel droit pensait-il pouvoir s'élever au dessus de nous? Juste parce qu'ils était un peu plus grand ils pensaient que c'était une bonne raison pour nous dominer? Alors ceux d'entre nous qui étaient encore libres ont prit toutes les armes qu'il pouvaient trouver, et ils ont attaqué ces sales traitres!»

Kapura se redressa sur son lit.

«-Et... et on a gagné?
-Bien sur, s'offusqua Alebran. On était dix fois plus nombreux qu'eux!
-Mais ils étaient largement plus puissants que nous. Ils avaient des pouvoirs!»

Alebran s'arrêta et soupira tristement, attristé face au spectacle qui s'offrait a lui. Son ami délirait, ça se voyait.

«-A part si la taille est un pouvoir, ils n'ont rien de plus que nous. Et j'ai jamais entendu dire qu'être plus grands faisait gagner les batailles.
-Ils n'avaient pas de pouvoirs? S'étonna Kapura.
-Bien sur que non. T'as déjà vu un toa balancer feu grâce a son épée toi? Les Toas ont jamais eu de pouvoir. Mais ça les a pas empêché de se croire supérieurs.»

Kapura n'en revenait pas.

«-Et ensuite? Demanda-t-il.
- Ensuite, tout les toas de l'Univers se sont soulevé contre nous et la guerre a commencé. Dans les années qui suivirent les Toas s'installèrent dans les Iles du Sud tandis que nous proclamions la République et que nous annexions la moitié Nord de l'Univers. Les Toas ont trouvé le moyen de transformer les matorans qu'ils avaient sous leur coupe en Toas en même temps que la population Matoran de la République augmentait. Et ça dure depuis maintenant 100 000 ans.»

Kapura se laissa retomber dans son lit et siffla d'admiration.

«-Wow, quelle histoire. Et ce sont les Toas qui m'ont fait ça?
-Oui,avoua Alebran. Ces sales traitres ont fait s'écrouler l'abri sous lequel on se trouvait. Je m'en suis sortit avec plus de peur que de mal, mais toi...
-Pourquoi passes-tu ton temps a les dénigrer, s'enquit son ami.»

Le masque d'Alebran rayonna de haine quand il reprit la parole.

«-Ces sales toas sont des traitres, des salopards qui veulent nous réduire en esclavage. C'est dans leur nature d'être mauvais. Ils ont passé des années a nous faire croire qu'ils voulaient notre bien, alors qu'ils ne veulent que dominer! C'est ainsi, les Matorans haïssent ces sales traitres depuis le jour du Soulèvement. Il faudrait tous les tuer, les rayer de la carte comme une nuisance qu'on extermine!»

Kapura se décala sur le coté, légèrement effrayé par les paroles de son ami.

«-Ils ne sont quand même pas tous mauvais? Demanda-t-il
-Si! Cracha le lieutenant. Ils sont tous plus corrompus les uns que les autres. Un toa bon, ça n'existe pas!»

Il continua a lui raconter les évènements qui avaient eu lieu dans l'univers depuis le début de la guerre, présentant rapidement les évènements "civils" dont il savait peu de chose, mais décrivant dans le moindre détail chaque bataille, chaque campagne auquel il avait participé.
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-Fiction] La trilogie des Pierres Nui: Union Mar 17 Jan - 17:37

2
Combattants de la Liberté

La nuit était sur le point de tomber lorsqu' Alebran sortit de l'hôpital. Lentement, le Ta-Matoran se dirigea vers la station de chutes de l’autre côté de la rue. Le délire de Kapura le troublait. Des toas avec des pouvoirs, où avait-il bien pu chercher tout ça? Pourquoi pas des masques capables de vous rendre invisible ou de vous téléporter tant qu’on y était!

Alebran rentra dans la conduite et se laissa porter par le courant. Il fallait qu’il se dépêche si il ne voulait pas se retrouver dehors après le couvre-feu. Celui-ci avait été instauré quelques années après le début de la guerre, par mesure de sécurité. Ainsi, toute personne se trouvant dehors après la tombée de la nuit était arrêté, ce pour empêcher toute tentative des toas de saboter les défenses de la ville. Il était aussi interdit de laisser des lumières visibles, pour empêcher tout bombardement depuis des airships.
Alebran prit un embranchement, et soudain, la conduite prit de l’altitude et émergea d'entre les bâtiments. Au loin, on apercevait le Colisée qui se perdait dans l'obscurité grandissante. Il prit vers le sud en direction de Le-Metru, où se trouvait la garnison de la ville et sortit des chutes au niveau du moto-hub. Le Ta-Matoran courut dans les rues pour arriver à temps à sa caserne.

Les deux semaines le séparant de son déploiement passèrent rapidement, au rythme des manœuvres dans le désert de Po-Metru et des entrainements. La veille du départ, Alebran sortit s'acheter des lighstones pour compléter son stock. En effet, il était fréquent que l'État-Major sous-estime la consommation de l'armée, et il arrivait régulièrement que les soldats se retrouvent en manque de lighstones.
Une fois dans sa chambre, il laissa tomber ses 3 pierres sur le lit et tira son sac de lin d'en haut de son armoire. Le sac rectangulaire était haut comme son dos et avait la largeur de ses épaules. Il était assez grand pour y faire rentrer son matériel d'entretien pour ses armes, une réserve de munitions, son sac de couchage et d'autres bricoles. Sur le coté une ouverture permettait un accès rapide aux munitions, et deux accroches placées de chaque coté permettait d'accrocher le lanceur de kanokas et la lame courbe dont les soldats se servaient au corps a corps. Alebran avait renforcé l'armature de protodermis souple et avait changé les bretelles pour soulager son dos lors des marches et lui donner une meilleure mobilité. Un de ses compagnon d'armes avait coupé les bretelles au niveau des épaulettes et mit des attaches pour pouvoir enlever son sac d'un seul geste, et un autre avait agrandi l'ouverture permettant de prendre les munitions, etc...
Alebran ouvrit son unique armoire, ouvrit son sac, et entreprit de le remplir. Il y mit ses lighstones, ses disques kanokas et son sac de couchage plus une couverture, ainsi que son matériel autre, comme une pelle, puis, mit le sac sur son dos pour en tester le poids. Faisant mine de s'arrêter après une longue course, il décrocha son lanceur et prit une disque en passant la main derrière lui, s'imaginant sous un feu nourri; se jeta au sol comme pour se mettre à couvert, épaula son lanceur et abattit un ennemi fictif. Satisfait, il reposa son sac à coté de la porte et rangea le reste de ses affaires dans son armoire.
Le lendemain il fut réveillé par la corne d'appel qui résonnait dans la caserne. Grommelant, le Ta-Matoran sortit de son lit et maudit silencieusement le matoran qui devait souffler dans cette corne en haut de la tour de guet sud, en en voulant plus au fait qu'il soit déjà l'heure qu'au matoran lui-même. Dix minutes plus tard, le lieutenant descendait au pas de charge dans la cour, où le bataillon s'assemblait déjà au garde a vous. Tamaru se trouvait en face d'eux, occupé avec les capitaines du bataillon. Alebran s'arrêta au troisième rang et enleva son paquetage pour le mettre debout a ses pieds comme le reste de l'unité. Voyant que tous ces soldats étaient présents, Tamaru fit reprendre leurs places a ses officiers et se tourna vers eux.

«-Saluez! Tonna le Lieutenant-Colonel.»

Aussitôt, 685 matorans se mirent au garde a vous et firent le salut militaire.

«-Repos!Lança le Le-Matoran.»

Les soldats obéirent et Tamaru reprit la parole.

«-Nous allons sortir de la caserne et prendre vers le Nord pour rejoindre le Moto-Hub et prendre un airship qui nous emmènera en vitesse a notre QG de campagne. Nous aurions dut prendre le bateau mais il y a deux jours, les toas ont lancé une offensive de grande ampleur et l'État-Major veut nous voir renforcer les positions du 3° Régiment d'Ussalry au plus vite, c'est compris?Demanda-t-il en scrutant les rangs de son unité. Bien, paquetages sur le dos!»

Aussitôt, tout les soldats du bataillon prirent leurs sacs et les mirent sur leurs épaules.

«-En ordre de marche!Lança un officier!»

Le bataillon se divisa pour former trois groupes (il s'agissait des trois compagnies que comptait le bataillon).

«-En avant, marche!»

Les trois colonnes de soldats partirent l'une derrière l'autre, les officiers se plaçant sur le coté droit de leur unité. Ils passèrent sous le porche de la caserne, deux soldats marchant 15 bios devant et deux autres 15 bios derrière. Ils partirent vers le moto-hub en marchant au pas. Les matorans se retournaient sur leur passage, les saluaient et s'arrétaient pour les regarder passer. Alebran tira sur les lanières pour remettre son sac correctement, emporté par un élan de fierté. Le bataillon entra dans le Moto-Hub. Les soldats traversèrent le batiment en anneau et sortirent sur le tarmac. Des dizaines de dirigeables et autres appareils volants produisaient un bruit incroyable, au rythme des allées et venues. Tamaru s'arréta un instant, puis reprit son chemin, traversant l'espace bitumé jusqu'à la zone militaire. Celle ci était un carré de 50 ou 60 bios adossé a un pan du batiment et entouré d'un grillage barbelé. Deux Po-matorans montaient la garde devant un portail. A leur vue, ils ouvrirent la porte et s'écartèrent pour les laisser passer. Arrivé la, le Lieutenant-Colonel monta sur une caisse et s'adressa à ses soldats.

"-Bien! Tonna-t-il. Inspection des armes et de l'équipement, que les officiers passent dans les rangs pour vérifier les paquetages! Nous partons dans une demi-heure, une fois que le dirigeable aura fait le plein de disques kanokas. Je veut vous voir tous près! tout retardataire verra ses permissions supprimées purement et simplement! Allez, on y va!"

Les officiers passèrent la demi-heure suivante à contrôler la précision des lanceurs-kanokas, l'aiguisage des épées, et a faire vider et remplir leurs sacs aux soldats. Alebran venait d'accrocher son arme sur le coté de son sac, quand son unité toute entière s'ébranla. Imitant ses compagnons d'armes, il mit son sac sur le dos et marcha vers l'airship. Le bataillon embarqua par une rampe qui s'était ouverte à l'arrière du vaisseau. Les matorans se placèrent sur les sièges en toile amarrés dans la soute. Deux Swamp-Strider modifiés entrèrent a leur suite pour déposer deux palettes de kanokas au milieu de la soute. Alebran enleva son sac du dos, s'assit sur un des sièges et regarda la rampe se refermer. Dix minutes passèrent, et le dirigeable commença a s'élever dans les airs. Les matorans ressentirent les vibrations du vaisseau qui montait. Alebran coinça son sac entre se jambes et regarda le plafond.

"-C'est parti. Souffla-t-il.
-J'ai hâte d'arriver, lança son voisin. On va les bouter jusque dans les iles du Sud ces sales traitres!
-Ouais, on va leur faire bouffer la poussière! Cracha Alebran.
-Ces sales traîtres, murmura avec un mépris un autre matoran. Ils ne méritent que ça! Si ils croient qu'on va les laisser nous réduire en esclavage! On va les éclater!"

Le Ta-Matoran acquiesça et laissa un temps mort, avant de reprendre la parole.

"-J'ai été voir Kapura il y a deux semaines, avoua Alebran.
-Comment va-t-il? S'enquit le premier a avoir parlé, un De-Matoran.
-Mal. Annonça le Ta-Matoran. Il a perdu la mémoire de tout les évènements a partir du soulèvement.
-On va leur faire payer a ces salauds ce qu'ils ont fait a Kapura! Ils méritent tous la mort, et rien d'autre!
-Et ce n'est pas tout. Il délire. Il m'a sortit que les Toas avaient des pouvoirs magiques et Mata-Nui sait quels autres conneries. Nan mais vous imaginez ça? Des pouvoirs! Même a l'époque ou on les croyait encore bon et gentils, personne n'aurait jamais été croire qu'ils aient des pouvoirs!
-Raison de plus pour leur faire payer, balança le Le-Matoran. Les toas ont jamais eu de pouvoirs, et c'est pas un secret! Tout ce qu'ils ont de plus, c'est leur taille, et ça s'arrête la! Puisqu'on a la capacité de leur faire payer toutes ces années de guerre, moi je compte le faire. On va leur...
-Silence dans les rangs! Tonna le capitaine d'une des 3 compagnies du bataillon.
-A vos ordres mon Capitaine, oui mon Capitaine! Lancèrent simultanément les 3 matorans."

Alebran se renfonça dans son siège et décrocha son épée de l'attache sur le coté du sac. Il prit un chiffon et entreprit de nettoyer son arme. Puis il passa l'heure suivante a nettoyer toutes les parties de son disque kanoka, pour passer le temps.
Les airships de l’armée matoran n’étaient pas des moyens de transport très confortables, et durant tout le trajet, les soldats furent ballottés de façon variable.
Après 3 heures de vol, le Lieutenant-Colonel Tamaru se désangla et vint se mettre dos a la rampe.

«- 6° Aéroporté, debout! Lança-t-il.»

Puis, s'étant assuré de l'obéissance de ses matorans:

«-Très bien soldats, nous allons atterrir d'ici dix minutes sur le terrain d'aviation du Poste de Commandement de la division engagée sur le front de la Tren-Korm River. Ceci est une zone de guerre, je répète: une zone de guerre! A partir de la descente de notre vaisseau, je ne tolèrerais plus aucun tir au flanc!Vous êtes sur le front, dans l'Armée Matoran, vous savez ce que ça veut dire, mes Ga-Matoranes? Ca veut dire que vous allez monter a l'assaut pour la liberté de vos pairs, pour les soustraire a la domination arbitraire des toas, pour protéger les autres matorans de la folie de ces sales traitres!Voila ce que cela veut dire!Nous venons ici pour nous battre, pour renvoyer les Toas la d'où ils viennent: en enfer! On va leur arracher leur plastron, leur éclater leur sales faces et jeter leurs corps au feu! Hourra!
-Hourra!!!!!!!!! Beuglèrent en chœur les soldats en brandissant leurs poings.
-6° Bataillon Aéroporté, en avant! Hurla Tamaru alors que la rampe s'abaissait.»

Les matorans descendirent au pas de course et débarquèrent sur le tarmac. A la limite de l'espace bitumé, des tourelles midaks semblables a celle du Swamp Strider étaient tournée vers le ciel, des matorans les pilotant. Des canons a plasma hagah en mode tourelle étaient pointés sur l'extérieur et protégés par des sacs de sable. Droit devant, on apercevait le PC en question. De tout coté des colonnes de matorans circulait, marchant normalement ou au pas de course. Alebran percevait au loin les échos des tirs d'artillerie, et ceux, plus faibles, des combats en général.
Les officiers encouragèrent leurs soldats a se dépêcher, et le bataillon repartit de plus belle pour aller se mettre a couvert, hors d'atteinte des tirs longue portée qui pourrait viser le Poste de Commandement. Celui ci était constitué d'un réseau de tranchées et d'espace plus larges, creusés dans le sol, le tout protégé par des empilements de sacs de sables et par des grillages anti-tirs.
Le bataillon s'arrêta dans une «salle», et Tamaru partit pour aller annoncer leur arrivée à l'état-major de cette partie du front. Les matorans enlevèrent leurs paquetages et s'assirent dessus, étant donné l'absence de chaises, tandis que leurs officiers s'étaient regroupés pour discuter.
Alebran s'était mis contre le mur, et gardait son arme a portée de main, comme tout le monde, maintenant qu'ils étaient au front.

«-Psst, Lieutenant?Souffla une voix.»

Le Ta-matoran releva la tète pour voir qui l'appelait, et regarda derrière lui. Un De-matoran en poste derrière un empilement de sac de sables s'était retourné vers lui.

«-Oui, Caporal?
-Vous êtes le 6° Aéroporté?
-Affirmatif, Caporal.
-Vous arrivez pile au bon moment, Lieutenant. Ça commence a sentir le roussis par ici.»

Alebran se retourna, et raffermit la prise sur son arme. Il auraient peut être a combattre plus tôt que prévu...

C'est alors que Tamaru émergea de la tranchée nord, et fit signe aux trois capitaines du bataillon de le rejoindre. Le Lieutenant-Colonel sembla leur transmettre ses ordres, et ceux ci se séparèrent pour se diriger chacun vers les matorans de sa compagnie.

«-Parfait, soldats Commença le supérieur d'Alebran en s'adressant aux 220 matorans de sa compagnie. Nous avons reçu nos ordres. Le bataillon vas se séparer pour couvrir la zone qui lui a été assigné, sur le flanc Est du 3° d'Ussalry. Notre compagnie va être déployé entre la 1° et la 2° compagnie, juste en face d'un petit village abandonné. Les éclaireurs rapportent que des Toas se seraient abrités a l'intérieur, et la 2° Compagnie a reçu l'ordre de les prendre a revers et de les chasser, pendant que nous la couvrirons, avec l'aide de la 1°.Des questions? Kopeke?
-Non mon capitaine.
-Alebran?
-Non mon capitaine.
-Personne d'autre? Bien»

Pour information, un régiment était divisé en bataillons, qui étaient divisés en compagnies, divisées en 3 sections.
Tout les soldats se levèrent et mirent leurs sacs, avant de suivre le capitaine dans les tranchées du PC. Celui ci ne disposait pas de sortie avant, par nécessité stratégique, aussi durent-ils sortir par l'arrière et faire le tour. Ils se trouvaient sur une colline depuis laquelle on voyait tout le front de la rivière Tren Korm sur une vingtaine de kios. Ils étaient en pleine forêt. Les trois compagnies marchèrent cote a cote avant de se séparer a mi-chemin. La 1° et la 2° compagnie partirent sur le coté, tandis que la 3° continuait tout droit. Ceux-ci étaient tout prêt du lit de la rivière, quand des bruits de combat retentirent.

«-Compagnie, stop! Lança le capitaine, par réflexe. On dirait que ça se bat devant nous.»

Le matoran saisit son système de communication.

«-PC, ici 3° Compagnie. Attaque sur notre zone de front, je répète, attaque! On engage l'ennemi et on va a la rescousse des cavaliers!Terminé.»

Puis, ils saisit son lance kanoka et se retourna. Les 220 soldats avaient déjà saisit leurs armes.

«-En formation! Beugla-t-il. Les gars, c'est le moment de casser du toa! En avant!
-En avant! Hurlèrent les matorans.»

Et la compagnie s'élança en courant au devant des toas, tète baissé, arme chargée.
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-Fiction] La trilogie des Pierres Nui: Union Mar 17 Jan - 17:43

Ouaouh tes chapitres sont longs et t'en fait souvent.
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-Fiction] La trilogie des Pierres Nui: Union Jeu 19 Jan - 19:03

Tout les 9 chapitres sont déjà écrits depuis longtemps, c'est pour ça. Tu n'as qu'a les lire a ton rythme, comme tu lirait un livre (je doute que tu lise des livres d'une seule traite ^^)
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-Fiction] La trilogie des Pierres Nui: Union Lun 23 Jan - 20:03

3
Au front


"-En avant!!! Pour Metru-Nui!!
-En avant! Hurlèrent les matorans"

La compagnie entière s'élança, jaillissant de la tranchée comme un seul homme. Alebran bondit en avant en poussant un rugissement sonore, son lanceur de kanokas a la main. Tout autour de lui résonnaient les bruits des combats. Les matorans couraient tète baissé pour se faire plus difficiles a atteindre. Soudain une salve de coups retentit devant eux. Levant la tète, Alebran vit plusieurs matorans tomber au sol, atteints par les zamors des toas. La compagnie s'immobilisa d'un seul coup, et les matorans ouvrirent le feu en se mettant a couvert. Alebran se jeta derrière un buisson et épaula son lanceur de disques comme un fusil. Les toas se trouvaient a trente mètres devant eux, a l'abri dans des trous creusés a la hâte entre deux attaques. Le Ta-Matoran visa, et tira sur un toa du feu qui s'apprêtait a viser un de compagnons. Le lieutenant rechargea et visa un autre soldat ennemi. Le coup manqua le toa de peu, et celui ci se retourna, avant de riposter. Alebran dut plonger sous le buisson pour éviter la cartouche de cordak, qui passa au dessus de sa tète en sifflant. Le Ta-Matoran dut se résoudre a reculer quand une salve de cordak faillit réduire son abri en miette. Aussitôt, une main l'attrapa et le tira a l'abri d'un tronc couché.

"-Merci, souffla Alebran au Po-Matoran qui l'avait tiré, avant de se remettre a tirer.
-De rien. Viens, ça avance."

Les deux matorans bondirent par dessus le tronc et s'élancèrent jusqu'à un arbre, trois mètres plus loin. Alebran partit sur le coté pour se trouver un autre abri, sans s'arrêter de tirer. Devant eux, un toa de pierre tomba, abattu par un tir en cloche. Petit a petit, les matorans grignotaient chaque pouce de terrain, essayant de déloger les toas de leurs positions. Alebran se jeta au sol et tira un disque. Le coup partit s'écraser dans le sol, a a peine quelques centimètres de sa cible, et le matoran repartit vers la gauche. Il sauta dans un trou creusé par un tir d'artillerie et fut bientôt rejoints par un Fe-matoran.

"-Qu'est ce que le capitaine attend pour demander un support aérien bon sang? Cria-t-il pour couvrir le bruit des combats.
-Impossible avec ces arbres, ils auraient autant de chance de nous toucher que d'atteindre les toas.
-Magnifique! Râla le Ta-Matoran. On bouge!"

Les deux matorans sortirent de leur trou pour reprendre leur progression. Soudain, un tir atteignit le Fe-Matorans a l'épaule, et il s'écroula sur le dos.

"-Médecin! Hurla Alebran en tirant son compagnon en arrière dans le trou. Médecin!"

Puis il continua a tirer. Une Ga-Matoran sauta dans le trou et s'agenouilla auprès du Fe-Matoran.

"-Il faut l'envoyer a l'arrière, lança-t-elle.
-Allez-y, je vous couvre!"

Alebran se retourna, et rouvrit le feu. La Ga-matoran partit vers l'arrière en trainant son blessé avec elle, et Alebran chercha des yeux un abri devant lui. Les soldats avançaient en se cachant derrière tout ce qu'ils pouvaient trouver. Alebran courut vers l'avant, et se jeta derrière un buisson dense. Le capitaine de la compagnie était juste a coté de lui, dans un trou, avec un autre soldat.

"-Bonjours mon Capitaine, lança Alebran. On a besoin de soutien mon capitaine, ils sont trop retranché!
-Bonjour Lieutenant. Ca arrive, une compagnie du 3? d'Ussalry doit faire une charge a revers des qu'ils se seront débarrassé de leurs propres toas.
-Compris mon Capitaine."

Alebran continua a tirer, même si il arrivait a la fin de sa réserve.

"-Je vais faire le plein mon Capitaine, ou sont les magasiniers?
- Dans vos 7 heures, derrière le bosquet mon Lieutenant, répondit le dernier matoran."

Alebran partit en courant, courbé pour éviter les tirs. Il traversa toute la ligne des positions matorans dans sa largeur et s'arrêta derrière le bosquet. Deux soldats gardaient plusieurs caisses de disques kanokas. Ils le saluèrent quand il entra dans leur champ de vision.

"-Comment ça se passe devant, mon Lieutenant? Demanda l'un d'eux.
-On essaye encore de les déloger de leurs trous, mais on va avoir de l'aide d'une compagnie d'Ussals."

Alebran enleva son sac, se servit dans les caisses, et le remit.

"-Bonne chance mon Lieutenant.
-Bonne chance soldat."

Alebran se dissimula derrière un arbre et regarda si la voie était libre. Puis, tenant son arme a deux mains, il s'élança tète baissée jusqu'à la position qu'il occupait avant de venir se ravitailler.

"-Bon retour parmi nous, Lieutenant, le salua le capitaine.
-Merci mon capitaine. L'Ussalry arrive mon capitaine?
-Ils approchent."

Alebran épaula son lanceur de disques kanokas, visa un toa, et tira. Soudain, un vrombissement se fit entendre de l'ouest. Alebran tourna la tète pour voir ce qui se passait, et soudain, 60 Onu-matorans jaillirent d'entre les arbres pour prendre l'ennemi a revers. Les toas se retournèrent incrédule. Pris par surprise, ils tentèrent d'ouvrir le feu sur les cavaliers, mais les Ussals étaient déjà trop prêt. Les Onu-matorans foncèrent entre les soldats en donnant des coups avec leurs lames ou en décochant des tirs, délogeant les toas de leurs positions. Avec un hurlement de triomphe, les soldats de la 3? Compagnie bondirent en avant, tandis que leurs compagnons faisaient un second passage. Alebran imita nombre de ses compagnons et troqua son lanceur de disques contre son épée. Les matorans foncèrent dans la mêlée, arme au poing.
Alebran leva son arme au dessus de sa tête, et se prépara au choc. Les soldats a pied entrèrent en collision avec la masse des toas et des matorans montés sur leurs Ussals. Alebran faucha un toa grâce a son épée, tout en ralentissant pour perdre son élan. La compagnie atteignit les tranchées creusées par les toas, et les matorans sautèrent a l'intérieur. La compagnie d'Ussalry s'était éloigné pour s'attaquer a une autre unité de Toas. Alebran embrocha le toa en face de lui, et le fit pivoter pour avoir la place de retirer sa lame avant de suivre un groupe de ses compagnons dans la tranchée. Un Ta-matoran s'écroula devant lui, transpercé par une lance. Avec un rugissement, le Lieutenant enjamba le corps de son compagnon et décapita le toa. Puis, il continua, abattant les toas au fur et a mesure de sa progression. Ces tranchées avaient été creusés pour des toas, par conséquent les murs s'élevaient bien au dessus se sa tète, le plongeant dans leur ombre. Alebran prit une intersection, quand soudain, une toa de l'eau apparut devant lui avec un kit médical a la main. Quand elle le vit, l'ancienne Ga-Matoran écarquilla les yeux de frayeur. Le Ta-Matoran la transperça sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. N'entendant plus de bruit de combat, il escalada le ?mur? en bois pour avoir une idée de l'état de la bataille.

Qui venait juste de se terminer. Au loin, on voyait ce qui restait des Toas battre en retraite vers la rivière Tren-Korm. Soudain, Alebran se sentit très lourd. L'adrénaline retombait. Le Ta-Matoran s'assit par terre et souffla un grand coup. Depuis trois semaines qu'ils étaient au front ils avaient perdu 500 bios de terrain, avant de les regagner petit a petit. Enfin, le matoran regarda autour de lui. La 3? compagnie se regroupait entre les tranchées et la rivière. Alebran entreprit de les rejoindre en sautant par dessus les tranchées. Une fois arrivés, il jeta son sac au sol et s'assit dessus, comme tout les autres.

"-Rien de cassé Lieutenant? Demanda un Le-Matoran.
- Pas grand-chose, quelques bleus, deux trois égratignures, mais je m'en suis bien sorti. Et vous?
-Rien non plus. Mais mon lanceur a pris un tir. Répondit le matoran en exhibant son arme endommagée.
-Ils vont vous envoyer à l'arrière le temps de la réparer, ou de vous en fournir une autre.
-Mouais...
-3° Compagnie, on repart! Lança leur capitaine. La pause est finie, je veux qu'on ait nettoyé cette partie de la rivière avant la nuit! Allez, on y va! Première section sur la flanc gauche, deuxième section au centre et troisième section sur le flanc droit! Que les blessés et tout ceux qui ne sont pas en état de se battre restent derrière!"

Alebran se releva, remit son sac et partit rejoindre sa section. La compagnie se remit en marche et avança jusqu'à atteindre la rive. La, le capitaine stoppa ses troupes et regarda dans ses lentilles télescopiques avant de se retourner vers eux.

"-Très bien, on va bivouaquer ici, que la 2? section monte la garde pendant que la première et la deuxième creusent les trous! Arrêtez vous a la lisière de la forêt, et je veux trois matorans pour aller creuser quelques trous pour les guetteurs! Allez, au travail, et que ça saute! Sergent Ataka, allez informer le Lieutenant-Colonel Tamaru de notre avancée."

Alebran déposa son sac, et en sortit sa pelle, puis se mit au travail. Avec cinq de ses compagnons, ils creusèrent une tranchée de 15 mètres de long à,leur taille, puis, il décida d'aider les autres a creuser des trous pour la 2? section, qui montait la garde. Les soldats se soutenaient mutuellement, quoi qu'il arrive.
Ils passèrent les quatre heures suivantes a creuser des trous pour s'abriter. Lorsqu'Alebran leva la tète, il vit que la nuit venait de tomber. Le Ta-matoran rangea sa pelle pliable dans son sac et chercha un trou libre pour passer la nuit. Lorsqu'il en trouva un, il descendit à l'intérieur, et déposa son sac. La 3? section relèverait la deuxième dans un quart d'heure, et la 1? section -la sienne- prendrait le dernier tour. Manque de chance. La seconde moitié de la nuit était toujours la pire pour les gardes, parce que , a peine arrivé a midi, on était déjà debout depuis au moins dix heures. Alebran ouvrit son sac, et en sortit une lightstone qu'il mit en dessous, pour l'avoir a portée de main. Ils n'utilisaient le sac de couchage qu'a l'arrière, ou quand il n'y avait pas de troupe ennemie a moins d'un kios: trop long a ranger. En hiver ils devaient donc se contenter d'une couverture, qu'ils ne sortaient même pas en été. Tout était prévu pour permettre de réagir rapidement en cas d'attaque. Le Lieutenant s'assura d'avoir son lance-kanoka a portée de main, et s'allongea dans son trou, le dos tourné vers la rivière.


"-Belle soirée, n'est-ce pas mon Lieutenant? Demanda le soldat de la 3? section en le voyant se glisser dans le trou à l'orée de la forêt.
-Effectivement. De l'agitation coté toa?
-La compagnie que nous avons mis en déroute a reçu quelques renforts vers minuit. Ces sales traitres ont fait un peu de boucan, mais a mon avis ils risquent pas de tenter de passer la rivière, leurs nouveaux soldats se sont enterrés pour la nuit comme les autres. Bonne soirée lieutenant.
-Bonne nuit sergent."

Alebran regarda le soldat partir, puis s'installa. Il déposa son énorme sac a coté de lui et appuya son lance-kanoka contre la terre. Après 3 heures de garde, Alebran vit arriver un Le-Matoran qui se glissa dans le trou.

"-Que se passe-t-il? Demanda le lieutenant.
-On a reçu un message du PC: la 2° Compagnie a été repoussé quand elle a tenté de passer la rivière et n'est plus en état de prendre le village. C'est a nous de nous en emparer maintenant. On a des barges gonflables, alors le Capitaine veut qu'on y aille maintenant et je dois passer dans les rangs pour prévenir tout le monde.
-Compris."

Alebran regarda le Le-matoran partir et remit son sac sur son dos pour être prêt a partir.



"-Tireur embusqué! A couvert!"

Alebran se jeta au sol tandis qu'une zamor s'écrasait derrière lui. S'empressant de se relever, le lieutenant de l'armée matoran courut derrière une caisse de munitions pour cordak abandonnée la. Deux autres matorans étaient déjà derrière, occupé a tenter de passer la tète pour regarder, sans se prendre un tir direct.

"-Ou est-il? Demanda Alebran.
-Dans vos 2 heures, a la fenêtre d'un grenier mon Lieutenant."

Alebran passa rapidement la tète, et la rabaissa en hâte. Des tirs résonnaient de tout coté. Quelques matorans près d'eux s'étaient mis a couvert derrière les arcades qui longeait ce coté de la rue, le reste était quelques mètres plus loin sur leur gauche, en train de se démener avec un groupe de Toas et un canon hagah. Alebran tenta un tir, en vain.

"-Bon sang, cracha-t-il. Ou est Kopeke quand on a besoin de lui? Que quelqu'un aille le chercher, vite!
-J'y vais, souffla un matoran. Couvrez moi.!"

Kopeke était le tireur d'élite de la compagnie. Et il fallait bien un sniper pour atteindre ce toa embusqué. Alebran passa la main dans son dos pour atteindre son sac, et y prit son épée, qu'il fixa sur le lanceur zamor comme un baïonnette. C'est alors que Kopeke surgit juste a coté de lui.

"-Tireur embusqué à 2 heures en biais par rapport a la rue, a la fenêtre du grenier. Je dirais qu'il est a 150 mètres. L'informa-t-il.
-Ok, je m'en charge."

Alebran couvrit Kopeke tandis que le matoran posait son sac a terre et en sortait le trépied pour son arme, un LaserHarpoon équipé d'un viseur et d'une crosse. Le Ko-Matoran fixa le pied sur le ventre de l'arme, régla la longueur des pattes pour ètre à l'aise et le posa sur la caisse. Il épaula son arme et regarda par le viseur.

"-Ok... Je le voit. Il est accroupi derrière la fenêtre, je vais l'avoir... voilà!"

Kopeke pressa la détente de son arme et un bang sonore retentit. Le toa chancela et s'écroula en arrière.

"-Ok, on y va, go go go!Lança Alebran."

Les sept matorans bondirent dans la rue et coururent rejoindre leurs camarades. Ceux ci étaient abrités derrière des caisses abandonnées ou derrière des murs ou des piliers, et échangeait des coups de feu avec les toas devant eux. Alebran se mit a couvert derrière un mur et héla le soldat a coté de lui.

"-Ou ça en est?
-On est pile a l'entrée de la place du village. Les 2°et 3° sections essayent de l'atteindre par des rues annexes, mais elles sont bloquées elles aussi, les toas ont réglé leur canon hagah, au lieu de tirer un coup normal, le plasma part dans toutes les directions dès la sortie du canon et éclabousse toute la rue à chaque tir, impossible d'avancer! Et j'ai cru comprendre qu'ils avaient un transport de combat anti-personnel."

Alebran hocha la tète en signe de compréhension. Un transport de combat était un véhicule toa dérivé du transport vakhi et équipé, au choix, d'une tourelle midak ou de 4 LaserDrill.

"-Je vais voir ce que le capitaine a décidé de faire, lança le Ta-Matoran.
-Ok, il est juste devant avec le dispositif de communication. Faites gaffe a pas vous prendre une dose de plasma au passage."

Alebran se prépara. Un tir de canon retentit et du plasma faillit lui faire fondre les pieds. Profitant que les toas en face rechargeait, Alebran bondit en avant et courut se mettre a couvert derrière un stand de marchand en piteux état. Quatre matorans dont le capitaine de la compagnie se trouvaient déjà la.

"-J'espère que vous avez une bonne raison pour avoir bougé de votre poste, Lieutenant, rugit celui-ci. Sinon, si les toas ne vous tuent pas, vous pouvez être sur que je m'en chargerai.
-Oui mon Capitaine. Désolé mon Capitaine. Je venais vous prévenir qu'on en a fini avec le tireur embusqué et que donc on était tous la.
-Parfait Lieutenant, alors couvrez moi, pendant que je demande un soutien aérien sur la com.
-A vos ordres mon Capitaine."

Le capitaine s’accroupit derrière l’échoppe et sortit son dispositif de communication.

"-Ici la 6° Compagnie du 6° Bataillon Aéroporté dans un village au sud de la rivière Tren Korm, demandons un soutien aérien pour nous débarrasser d’une position retranchée ennemie constituée d’un canon Hagah et d’un TC-AP.
-6° Compagnie, ici l’escadron d’attaque au sol 1/5 Artakha, donnez position de l’objectif
-Artakha, frappez la cible dans le secteur 55, un groupe de toas retranché sur la plage du village. Nos troupes sont déployées dans toute la partie nord du village, vous avez un terrain dégagée pour frapper sur toute la place.
-6° Aéroportée , bien reçu, on arrive. Mettez les matorans a couverts."

Alebran tira un coup dans l’espoir d’abattre le toa qui contrôlait le canon Hagah, mais celui ci était abrité derrière un muret, et il ne réussit qu’a arracher un peu de pierre. Après quelques minutes, le Ta-Matoran dut se déplacer, le stand derrière lequel il s’abritait étant en train d’être totalement détruit par les coups répétés. C’est alors qu’un soldat poussa un cri.

"-Chasseur a 6 heures!
-Continuez de vous battre ! Hurla le capitaine, ils sont de notre coté!"

Un rugissement monta du ciel. Levant la tète, Alebran vit passer deux Skyfighters qui survolèrent les soldats matorans a basse altitude. Les deux pilotes tirèrent chacun 4 Midaks et reprirent de l’altitude tandis que les explosions ravageaient la place du village. Poussant des cris de victoire, les matorans jaillirent de leurs abris et coururent vers l’avant, leurs lames a la main. Alebran se joignit a eux et ils pénétrèrent sur la place du village. Quasiment tout les toas étaient morts dans les explosions, et le transport vakhi était hors d’usage. Visiblement, un midak l’avait heurté de plein fouet. Sur le sol, quelques survivants gémissait. Alebran passait a coté d’un toa qu’il croyait mort, quand soudain, une main lui agrippa la jambe. Le ta-Matoran se retourna brusquement et brandit son épée. Le toa lui avait attrapé la cheville.

"-A l’aide, gémit-il, sauvez-moi je vous en supplie !"

Alebran ne put retenir un grognement méprisant.

"-Je vous en supplie, implora le toa."

Alebran fit face au toa et lui planta son épée en pleine poitrine. Le blessé écarquilla les yeux en signe d’effroi et cracha du sang.

"-Salopard.Souffla le Ta-matoran en retirant son épée."

Le toa s’effondra au sol avec un bruit mat, et Alebran se dirigea vers le capitaine. La compagnie était déjà en train de se regrouper autour de lui.

"-Félicitations soldats, Lança l’officier. Voilà un village de plus libéré de l’oppression des toas !"

Les rangs de la compagnie explosèrent en «hourra».

"-Que tout les blessés et les matorans morts soient regroupés dans une maison en attendant leur transfert a l’arrière, pour y recevoir les honneurs militaires. Je veut que les corps de ces sales traîtres de toas soient tous ramassés et entassé dans un coin, n’importe oû, je m’en fiche. Ensuite, brûlez les ! Mais que 50 d’entre eux soient empalés sur des piques et que les piques soient plantées a l’extérieur du village !"

Tout les matorans se mirent a crier en brandissant le poing.

"-Lieutenant Alebran, trouvez moi 50 piques en bois pour empaler ces cadavres, hurla le capitaine pour se faire entendre par dessus le vacarme.
-Avec plaisir mon Capitaine, lança le Ta-Matoran."

Alebran réquisitionna 3 soldats de la 3° section et ils partirent fouiller le village. L’opération ne leur prit qu’une demi-heure, en partie parce qu’ils savaient ou ils avaient des chances de trouver ce genre de matériel. Suite a quoi il leur fallut appeler plusieurs autres matorans pour sortir les piques de bois. Les matorans choisirent 50 cadavres de toas et les traînèrent jusqu'à une aire dégagée en dehors du village, ou d’autres avaient déjà amenés les piques. Ils les empalèrent et hissèrent les piques par groupes de quatre.
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