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 [Fan-fiction] Une bien triste histoire...

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maxim21

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Message(Ancre) Sujet: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Jeu 29 Sep - 22:18

Avant tout, je tiens à dire que j'ai très longuement hésité avant de présenter cette fan-fiction. Elle date d'il y a un ou deux ans, et, honnêtement, si jamais je trouve que son début est excellent, je trouve sa fin beaucoup moins bien. J'ai finalement décidé de vous la présenter. Elle se découpe en trois grandes parties, la première d'entre elles tenant lieu d'introduction.


La Main du Destin

Dans une douce chaleur, éclairés par un bon feu de bois, deux Matoran se détendaient. Dehors, le vent chuchotait ses secrets à travers les aiguilles des sapins. La neige s’accumulait et il était probable que plus personne ne puisse sortir pendant plusieurs jours. Tranquilles, les deux Matoran se réchauffaient au coin du feu. Le crépuscule tombait sur la vaste forêt enneigée lorsqu’un bruit se fît entendre.
Intrigués, les deux Matoran décidèrent d’aller voir ce qui se passait. Sur la place principale du village, ils découvrirent ce qu’ils cherchaient : un Turaga gisait au bout d’une longue trainée dans la neige, adossée à la fontaine. Il était complètement gelé, comme s’il avait été sous la neige durant plusieurs heures. Encore plus intrigués, les deux Matoran décidèrent d’emmener le Turaga dans leur chalet pour qu’il puisse se réchauffer près du feu et leur raconter son histoire.
Peu de temps après qu’ils aient ramené le Turaga dans leur chalet, on frappa à la porte ; un coup, glacial et lugubre, qui résonna longuement dans la cabane. On aurait dit un glas funèbre.
Bien que secoué de frissons, les deux Matoran allèrent ouvrir. Une bourrasque glacée s’engouffra dans la pièce. Une silhouette se dessinait dans l’encadrement de la porte. C’était un Toa de la Glace qui se tenait devant les deux Matoran. Son armure incroyablement épaisse et sophistiqué tranchait avec la mortelle simplicité de la faux qu’il portait de sa main gauche. Avec ses griffes acérées en plus de ses outils, il semblait personnifier la mort. Son Kanohi Tryna le rapprochait encore plus de cette effrayante comparaison.
Terrorisés, les Matoran laissèrent le Toa s’avancer jusqu’au Turaga qui, justement, semblait enfin être en état de parler.
« Turaga Atliskim. Il me semblait bien que vous étiez dans les parages. Allez-vous bien ?
- Qui… qui êtes-vous ?
- Vous ne me reconnaissez pas ? Je suis Bahrmoc.
- Bahr… Bahr… Bahr… »

Trois jours plus tard, dans les journaux, on pouvait lire :

UNE AVALANCHE DETRUIT UN VILLAGE MINIER

Une avalanche, dans la nuit de lundi à mardi, a rayé de la carte le petit village minier d’Auminau, dans les Monts Sans-Pitié, célèbre pour ses mines de Protosteel. […] On dénombre un Toa, trois Turaga et 105 Matoran parmi les victimes. […] Le troisième Turaga, le Turaga de l’Air Atliskim, qui était de passage dans la région et a probablement dû se réfugier à Auminau durant la tempête de neige qui s’est déclarée quelques heures avant l’avalanche. Certains ont tout de même fait remarquer qu’il était étrange qu’un Turaga ait été logé chez de simples Matoran et non à la demeure de Toa Lopers. En effet, Turaga Atliskim a été retrouvé dans le petit chalet de simples mineurs. On déplore également le célébrissime Toa Lopers parmi les victimes. […]

Dans les tunnels qui s’étendaient sous les Monts Sans-Pitié, un rire à la fois glacial et lugubre résonnait.



J'ajouterais le prochain chapitre dans une semaine.
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Jeu 29 Sep - 22:44

Hum ca commence bien, j'attends de voir la suite. Rien a dire du coté de l'écriture c'est parfait, mais pour jugé définitivement j'attendrai encore un peu le temps de voir par où sa part.


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Sam 1 Oct - 9:35

Sa commence très très bien.
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maxim21

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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Mer 5 Oct - 0:32

J'avais dit une semaine ? Bah, on va dire à peu près, alors. Merci aux lecteurs d'endurer mon style littéraire ignoble.


I - Menaces

Turaga Oskrann rentrait chez lui. Il repensait à Atliskim. Ce matin, dans les journaux, il avait appris qu’il était mort. En pleine montagne, à plus de 600 000 kios de chez lui alors que, depuis quelques années, il n’en sortait quasiment plus. Ça l’inquiétait d’autant plus qu’Atliskim lui avait avoué qu’il pensait qu’on l’espionnait depuis quelques temps.
Arrivant devant chez lui, Oskrann n’y pensa plus. Toute la soirée, il lut tranquillement près de sa vieille lampe à naphte. Cependant, lorsqu’il monta se coucher, un message l’attendait, planté dans le bois de son lit par un couteau stylisé. Le mécacoeur d’Oskrann manqua de s’arrêter quand il le reconnut. C’était impossible ! Fébrilement, il arracha le message. Il y était écrit :

« Cher Turaga Oskrann,
Demain, cela fera 10 ans. Maintenant, il est temps que vous fassiez face. Demain, vous ferez face. Comme Atliskim a fait face. Il était tétanisé et a essayé de ne pas avoir à le faire mais il l’a fait. Et il est mort. Je l’ai tué. Je vous tuerai aussi. Demain. Vous n’avez plus d’échappatoire.

A demain. »

Turaga Oskrann frissonna. Soudain, dans l’ombre de la nuit, une silhouette blanche armée d’une faux passa devant sa fenêtre ; elle riait. Son rire lugubre et glacial résonna longuement, et particulièrement pour Oskrann.

Le lendemain, après une nuit agitée et peuplée de cauchemars, Oskrann se leva. Il était terrorisé et n’avait plus qu’une idée : quoiqu’il arrive, il mourrait aujourd’hui. Il décida qu’il fallait qu’il se cache et qu’il prévienne les autres. Les trois autres. Il décida d’aller se réfugier chez Cramez. Lui, il saurait quoi faire. Il avait toujours su quoi faire. C’était leur chef.
Il sortit donc pour prévenir à son bureau qu’il partait pour une durée indéterminée. Dans la rue, il croisa un Toa de la Glace. Il lui rappelait vaguement quelqu’un. Soudain, le Toa lui dit :
« Bonjour Oskrann. Tu te souviens de moi ?
- Ethol… Ethol… Ethol…
- Non. Bahrmoc.
- Bahr… Bahr… Bahr… »
Bahrmoc acheva ce dialogue en coupant longitudinalement Oskrann. Tout le monde le regardait, horrifié. Mais on arrêta de le regarder dès que le premier grêlon tomba sur la mairie. Bahrmoc disparût dans ce rire si particulier qu’il affectionnait tant.

Le lendemain, dans le journal, on pouvait lire :

PLUIE DE CATASTROPHES A ONU-CITY

Hier, les habitants d’Onu-City ont eu la mauvaise surprise de voir une pluie de grêlons de plus d’un mètre de diamètre tomber sur leur ville. Les dégâts sont innombrables. […] Juste avant que cette pluie ne se déclare, le Turaga de la Terre Oskrann a été sauvagement assassiné par un Toa de la Glace inconnu. […] Face à cette suite de catastrophes, le Turaga du Feu Cramez a décidé de se réunir avec le Turaga de la Pierre Trokd et la Turaga de l’Eau Afaka lors d’une séance publique au Grand Temple. […]

Volant vers le Grand Temple, le rire d’un Toa résonnait, lugubre et glacial à la fois.


« We know. Leaked images, rumors brewing, blah blah blah. Old news. »
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Mer 19 Oct - 23:21

Je plaide coupable, j'ai oublié d'ajouter un chapitre la semaine dernière. Le voilà donc, avec, en prime, celui de cette semaine.

N'hésitez pas à commenter, à dire ce qui vous plaît et ce qui ne vous plaît pas, ça m'évitera de faire des doubles posts et ça me permettra de ne pas refaire les mêmes erreurs.



II - Révélations

Au Grand Temple, les trois Turaga étaient déjà arrivés et l’amphithéâtre était presque entièrement rempli. Quinze Toa assuraient la sécurité. Une cloche sonna. La séance commençait. Les trois Turaga prenaient place autour de la table de réunion, désormais à moitié vide. Turaga Cramez déclara :
« Bienvenue au Conseil complet des Echa. Avant tout, quelqu’un a-t-il une objection à ce conseil ? »
Un Toa de la Glace se leva alors. Solennellement, il dit :
« J’ai une objection. »
Tout le monde se tourna vers ce Toa de la Glace. Personne ne le reconnaissait. Turaga Cramez demanda alors :
« Et quelle est cette objection ?
- J’objecte que ce Conseil n’est pas complet.
- Allons, il est bien connu qu’il n’y a plus que trois Turaga Echa : Oskrann a été sauvagement assassiné et Atliskim est mort dans une avalanche !
- Certes, mais il y avait six Toa Echa.
- Bahrmoc est mort dans notre combat contre Etholicom ! En héros !
- Justement, non.
- Qui êtes-vous ?
- Voulez-vous savoir ce que je suis ou qui je suis ?
- Qu’êtes vous ?
- Je suis l’assassin d’Atliskim et d’Oskrann. Je suis la mort. Je suis ton pire cauchemar. Je suis le miroir de ta traîtrise. Je suis Bahrmoc, Toa Echa de la Glace et tueur d’Etholicom ! Un héros, en effet.
- Menteur ! Menteur ! Toa ! Saisissez vous de lui ! »
D’un geste ample de la main, Bahrmoc créa un bouclier indestructible par les Toa présents autour de lui.
Bahrmoc s’avança d’un pas.
« Sauf erreur de ma part, il suffirait que je puisse m’asseoir à ma place pour que ce soit incontestable. »
Bahrmoc alla jusqu’à la table de réunion.
« Aurais-tu peur, Cramez ? Après 10 ans de mensonges, on a peur de voir la vérité s’avancer à grands pas, non ? Et toi, Afaka, et toi, Trokd, vous n’avez pas peur ? Vous croyez encore pouvoir fuir, comme Atliskim et Oskrann ? Non. Vous ne fuirez plus. Je suis là. »
Et Bahrmoc s’assit dans son fauteuil au sein du Conseil complet des Echa.
« Je suis Toa Bahrmoc et je suis de retour, 10 ans après la lutte contre Etholicom, pour rétablir la vérité et exécuter les traîtres. »
Dans l’amphithéâtre, le silence était assourdissant. Bahrmoc continua :
« Si je suis ici, c’est pour, enfin, démasquer les traîtres qui se sont fait passer pour des héros pendant 10 ans, révéler la vérité et, tant qu’à faire, bouleverser la face du monde si c‘est possible.
Je vais commencer mon exposé par des faits qui datent de, déjà, 11 ans. En ce temps là, nos prédécesseurs, les Toa Afag, firent de nous des Toa. Cela fut un honneur, même si certains en ont fait une honte. 
Nous nous rappelons qu’alors, Makuta Etholicom sévissait dans la région. Il entretenait un climat de peur et de méfiance en envoyant des Rakshi et des Visorak dévaster la région. C’est précisément dans le but de chasser Etholicom et ses suppôts que moi et mes frères furent créés. Comme chacun le sait, nous combattîmes un an entier contre ses serviteurs avant de réussir à atteindre Etholicom pour le défier.
C’était en haut du Volcan Bresthi… »

III - Trahison

« C’était en haut du Volcan Bresthi. Le sol était jonché de cadavres de Rakshi et de Visorak. L’air était chargé de souffre et le volcan sur le point d’entrer en éruption.
Aucun mot ne suffirait à décrire la fatigue et la peur que nous éprouvions en commençant à monter le volcan. Et plus nous montions, plus notre terreur croissait. D’où nous étions, nous entendions le rire d’Etholicom. C’était un rire diabolique, dément et cruel. Notre moral était si bas que je continue à me demander comment nous faisions pour continuer de monter.
Mais, enfin, nous arrivâmes au sommet du volcan. Juste à coté du lac de lave se dressait Etholicom. Quand il nous vît, il rît. Il se moqua de nous, nous disant que nous n’étions pas à sa hauteur, que nous n’avions aucune chance de le vaincre, que nous n’étions que des petits Toa alors qu’il était un Makuta. Notre moral n’aurait pas pu être plus bas.
Cependant, les Toa Afag nous avaient bien enseigné que c’était notre destiné de détruire Etholicom. C’est alors que commença le combat contre Etholicom. Nous tournoyions autour de lui comme une mortelle sarabande, danse d’épées, de faux, de griffes, de haches… Nous pensions qu’Etholicom n’avait aucune chance contre nous.
Sans doute étions nous trop sûrs de nous. Je fus le premier à tomber. Etholicom m’avait envoyé contre une énorme roche. Sous le choc, ma faux se brisa et je restais allongé, comme paralysé mais voyant tout de même le combat continuer à se dérouler.
Si, juste avant ma chute, le combat était presque équilibré, maintenant, Etholicom avait clairement le dessus. Atliskim fût le suivant à tomber. Pour un Toa de l’Air, il fît un beau vol plané. Oskrann tomba juste après Atliskim. Il mordit la poussière. Un véritable tunnel que ça a fait. La suivante à tomber fut Afaka. Trokd la suivit de près. Enfin, Cramez tomba lui aussi. Nous avions perdu.
Etholicom s’approcha de Cramez. Il lui proposa un marché : son Énergie Toa contre la vie et la paix pour l‘île. Cramez, ce lâche, accepta. Etholicom lança une Main d’Ombre d’absorption sur lui. Cramez cria. Son pouvoir passait en Etholicom et il se transformait en Turaga. Après cette opération, Cramez, le fier Cramez, s’enfuît, comme un lâche. A Trokd, il proposa le même marché. Trokd accepta. Ensuite, ce fut le tour d’Afaka. Elle aussi accepta. Atliskim et Oskrann acceptèrent aussi. Tous, après l’opération, s’enfuirent. Enfin, il ne restait plus qu’Etholicom et moi. Etholicom pris la parole :
« Et toi, petit Toa de Glace, veux-tu bien me donner tes pouvoirs ou préfères-tu mourir ? »
Me relevant péniblement, tout courbaturé et incapable ne serait-ce que de marcher, je répondis :
« Mourir »
Etholicom répondit :
« De toute façon, tu ne peux pas t’opposer à ce que je prenne tes pouvoirs. »
Etholicom lança une Main d’Ombre d’absorption sur moi. Rien ne se passa. Cependant, je fus soudainement envahi par une colère noire. Qu’importais mes douleurs, je marchais. Qu’importais la chaleur, mon pouvoir était intact.
Etholicom frémissait de peur. Ce second combat fut terrible. Encore une fois, ce combat n’était pas égal, mais cette fois-ci, c’était Etholicom qui était en position d’infériorité. Rien ne m’arrêtait.
Finalement, Etholicom tomba dans le lac de lave. Le volcan bouillonnait. Soudain, l’éruption commença. Et moi, j’étais… autre part. Mais aujourd’hui, je suis de retour. Et je viens pour punir les traîtres. Aujourd’hui, les traîtres vont perdre ce qu’ils auraient dû perdre il y a dix ans et un jour s’ils étaient de vrais héros.
Aujourd’hui, Cramez, Afaka et Trokd, je vous juge, vous condamne et vous exécute. »
Bahrmoc faucha alors les trois Turaga et disparut dans un rire glacial et lugubre. Dans la salle, le silence éclata. Des cadavres des Turaga sauvagement décapités déjà commençait à se former la légende noire d’un Toa d’un blanc immaculé.




Ceci marque la fin de la première partie, à partir de la prochaine, le style est assez différent.


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Jeu 4 Avr - 20:21

Mouais, je sais, ça date d'il y a un an et demi, mais je suis récemment tomber sur mes vieux manuscrits en faisant du ménage, donc...


Un Toa en devenir…


Dans une ruelle lugubre, par un temps glacial, un Toa de la Glace se dressait. Il regardait, goguenard, une affiche sur un vieux mur décrépi. On pouvait y lire :

ON RECHERCHE :
BAHRMOC
TOA DE LA GLACE
MORT OU VIF

COUPABLE DU MEURTRE DES CINQ TURAGA ECHA, DE LA DESTRUCTION DU VILLAGE MINIER D’AUMINAU, DU SACCAGE DE LA VILLE D’ONU-CITY ET D’USURPATION D’IDENTITÉ ET DE FAITS GLORIEUX.

Récompense : 300.000 widgets

Le Toa secouait la tête.

« Il n’ont vraiment rien compris. »

D’un coup de faux rageur, Bahrmoc détruisit l’affiche ainsi que le mur sur lequel elle était fixée.

Dans un rire à la fois glacial et lugubre, il disparut de la ruelle désormais envahie par la poussière.

Dans le Quartier Général des Toa, les 51 Toa de l’île étaient présents et tous étrangement sur leur garde. La chaleur qui y régnait était tout simplement caniculaire et on pouvait se demander pourquoi donc chauffait-on autant. Soudain, dans une bourrasque glacée qui fît frissonner tous les Toa présents, Bahrmoc apparût tenant dans ses griffes un avis de recherche à son nom. D’une voix glaciale, il dit :

« On peut savoir à quoi ça rime ? Si vous avez rien compris, j’aimerais bien savoir pourquoi vous êtes des Toa ! Même les Matoran ont compris, eux ! »

Tous les autres Toa l’encerclèrent et le ligotèrent.

« Ok, je crois que j’ai compris. »

Les autres Toa commencèrent à l’emmener vers autre part. Soudain, dans un couloir, Bahrmoc s’exclama :

« Bon, j’en ai marre. »

D’un coup de pied rageur, il envoya voler ailleurs le Toa de l’Air qui se trouvait derrière lui et, soudainement, sans que personne ne sache comment, il était libre et les cordes qui le ligotait avaient disparues.

« Bon, quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ?

- Y a le grand chef qui veut vous voir, répondit le Toa de l’Air qui revenait.

- Et bien, allons-y. Et sans cordes ou vous découvrirez qu’il est beaucoup plus difficile de se relever d’en plein milieu d’un mur que de par terre. »

Le Toa de l’Air s’exécuta. Il l’introduisit dans le bureau du « grand chef », Toa Gerhirt. Cependant, en lui tenant la porte, il tenta de faire un croc-en-jambe à Bahrmoc pour se venger. Bahrmoc donna un gros coup de pied dans la jambe du Toa de l’Air et lui dit, goguenard :

« Oh, pardon, je suis vraiment confus. »

Il envoya le Toa de l’Air dehors en le poussant et dit :

« Gerhirt, y va falloir qu’on cause. »

I - Une mission périlleuse

« Gerhirt, y va falloir qu’on cause. 

- D’habitude, on me donne du « Toa Gerhirt » ou du « chef Gerhirt ».

- Et bah, il va falloir que tu les change tes habitudes.

- Vous êtes toujours aussi aimable ?

- Non. Seulement quand on met un avis de recherche sur ma caboche !

- Mais c’était pour la bonne cause !

- Et « mort ou vif » aussi, c’était pour la bonne cause ?

- Nous voulons vous envoyer en mission d’espionnage à la base des Chasseurs de l’Ombre.

- Trouvez-vous un autre pigeon. Je suis pas aussi suicidaire que ça.

- Oh, mais ne vous inquiétez pas, vous serez accompagné !

- Et par qui ? Un de ces imbéciles heureux qui m’attendaient dans la salle principale ?

- Mais non, voyons, mon adjoint en personne ! Un Toa des plus compétents mais, entre nous, j’aimerais bien que vous le formiez à des cas un peu plus complexes que ceux qu‘il a étudié. Oregeil, tu peux rentrer. »

Le Toa de l’Air qui avait escorté Bahrmoc jusqu’au bureau de Gerhirt entra alors.

« Je crois que tu peux repartir. Il a parlé de quelqu’un de compétent. Ca ne peux pas être toi.

- C’est un des Toa les plus prometteurs de sa promotion !

- Eh beh j’imagine même pas ce que c’est pour ceux qui ne le sont strictement pas. De toute façon, je travaille en solo. Hors de question que j’accepte quelqu’un - et encore moins ça ! - pour m’épauler. J’accepte votre mission seulement sans cet énergumène.

- De toute façon, vous aurez besoin de lui : l’espion qui a des informations a reçu ordre de ne donner les informations qu’à lui.

- Bon, j’accepte. A quelle vitesse est-ce qu’il est capable de se déplacer ?

- 150 kios à l’heure, monsieur !

- Et pendant combien de temps ?

- 2 minutes et demi.

- On est mal barré. Disons… combien de temps est-ce qu’il te faut pour traverser 3 000 000 kios ?

- Deux semaines, monsieur.

- Bon… Ca veut dire qu’on sera sur place dans… 2 jours et demi.

- Mais c’est à plusieurs millions de kios ! On aura de la chance si on y est dans un mois !

- Je connais un raccourci. En fait, ça prendrait moins de temps si j’avais pas un détour à faire avant.

- C’est une blague, j’espère ?

- Non. Fais tes bagages, on part dans un quart d’heure. Et plus vite que ça ! »

Un quart d’heure après, dans le bureau de Gerhirt, les deux Toa s’apprêtaient à partir. Alors que Bahrmoc n’avait aucun bagages, Oregeil avait plusieurs énormes paquets. Gerhirt prit la parole :

« Il ne me reste plus qu’à…

- C’est ça. Au revoir. »

Bahrmoc et Oregeil disparurent dans une bourrasque glacée. Dans le bureau de Gerhirt, il ne restait plus d’eux qu’un petit peu de neige qui ne tarda pas à se liquéfier puis à disparaître.

Dans le bureau de Gerhirt, éclairé par une lumière crépusculaire et bleutée, Bahrmoc et Oregeil apparurent. Dans ce bureau, il n’y avait personne, pas même une ombre. Oregeil pris la parole :

« Où sommes-nous ? On dirait le bureau de Gerhirt.

- Quel perspicacité ! Bon, à part ça, qu’est-ce que tu as dans ton sac ?

- Euh… 4 lanceurs Cordak et leurs munitions…

- Parfait.

- …2 lanceurs de balles Zamor et douze balles Zamor…

- Excellent.

- … 2 sabres, mon armure complète…

- Magnifique.

- … 3 trousses de secours et un régénérateur.

- Tu vas me balancer tout ça, on en a strictement pas besoin. »

II - Le début d’un voyage

« Tu vas me balancer tout ça, on en a strictement pas besoin.

- Mais, mes instructeurs ont dit…

- Oui, eh beh, oublie ce qu’ils t’ont dit parce que là…

- Mais ça peut être utile ! Donnez-moi une seule bonne raison pour l’abandonner !

- 1) Ca va nous ralentir.
2) On est censé passer incognito.
3) C’est strictement impossible de se servir de tout ça en même temps.
4) Si on en a besoin, on pourra toujours l’acheter là-bas. »

Vaincu, Oregeil laissa tomber son paquetage. Ils partirent alors, traversant la ville déserte. Juste à la sortie de la ville, il prirent la direction des Monts Sans-Pitié. A environ 300 kios de la ville, Bahrmoc dit :

« On va camper ici.

- Mais il ne fait pas encore noir ! On a encore le temps d’avancer !

- Il ne fera jamais noir. Et on a tout notre temps.

- Mais vous avez dit qu’on y sera dans 2 jours et demi ! Il faut se dépêcher !

- Fais-moi confiance. »

Ils s’arrêtèrent donc dans un champ et Oregeil commença à rassembler du bois pour le feu. Quand il eut fini, Bahrmoc lui dit :

« Et maintenant, je vais tester ton niveau en combat. Attaque-moi.

- Mais…

- C’est un ordre. Attaque-moi. »

Oregeil attaqua alors Bahrmoc. Bahrmoc déjoua son attaque d’un petit coup de faux.

« Mieux que ça ! »

Oregeil attaqua à nouveau Bahrmoc. Celui-ci déjoua à nouveau son attaque. Pendant plus d’une heure, Oregeil attaqua Bahrmoc. Toutes ses attaques furent esquivées ou parées par Bahrmoc, sans que celui-ci ne bougea de plus de 10 centibios. Après cela, Bahrmoc lui dit :

« Maintenant, défends-toi et admire, tant qu‘à faire. »

Bahrmoc attaqua alors Oregeil. Oregeil mordit la poussière. Ainsi, pendant à nouveau environ une heure, Oregeil mordit la poussière et Bahrmoc n’utilisa pas un millième de son potentiel. Finalement, Bahrmoc dit :

« Y a du boulot. Bon, au dodo ! »

Ce n’est pas Oregeil, maintenant perclus de courbatures qui l’aurait contredit, bien que la même lueur crépusculaire régna toujours.

Les deux Toa allèrent donc se coucher. Oregeil dormit d’un profond sommeil, mais, au milieu de sa nuit, il fût réveillé par des murmures. C’était Bahrmoc qui parlait dans son sommeil. Ce qu’il disait était incompréhensible, mais il paraissait franchement angoissé. Finalement, il se réveilla, en pleurs, observé par Oregeil qui n’avait pas bougé d’où il s’était couché. Bahrmoc, pleurant, les yeux en feu, s’éloigna du campement à grands pas. Quelques minutes après, un hurlement retentit. Oregeil, s’inquiétant pour Bahrmoc, se précipita vers la source du cri mais il fut arrêté par une ombre noire qui surgit de l’éternelle crépuscule. C’était un Toa mais Oregeil aurait été bien en peine de donner son élément. Le Toa lui dit :

« Laisse-le, c’est son fardeau. Il te tuerait si tu allais vers lui maintenant. Retournes dormir.

- Qui êtes-vous ? »

Mais l’inconnu avait disparu dans le crépuscule, ombre parmi les ombres. Oregeil décida de suivre son conseil et retourna se coucher.

Plus tard, bien plus tard, Bahrmoc revint. Leur nuit ne fut alors plus interrompue par quoi que ce soit.

Le lendemain, Bahrmoc réveilla Oregeil et les deux Toa reprirent leur route, se dirigeant toujours droit vers les Monts Sans-Pitié, à l’opposé de la base des Chasseurs de l’Ombre.

III - Le retour de l’inconnu

Des jours entiers se déroulèrent selon le même programme, dans la lumière tamisée du crépuscule éternel. Toutes les nuits, Bahrmoc allait hurler au loin mais Oregeil avait suivi le conseil de l’inconnu à la lettre, et ne lui en avait strictement pas parler. L’inconnu n’était jamais réapparu. Oregeil avait fait des progrès remarquables en combat, du moins par rapport à son niveau de départ. Même Bahrmoc ne niait pas qu’il avait beaucoup progressé, même si c’était, d’après ses dires, « toujours aussi catastrophique ».

Enfin, deux semaines après être partis du quartier général des Toa, ils arrivèrent à la destination de Bahrmoc : une petite chaumière perdue dans les Monts Sans-Pitié. Quelqu’un venait pour les accueillir. Oregeil tressaillit. C’était l’inconnu qu’il lui avait dit de ne pas importuner Bahrmoc à propos des cauchemars qui semblaient venir hanter ses nuits. L’inconnu dit, pour les accueillir :

« Bonjour Bahrmoc, bonjour Oregeil.

- C’est bon de te voir, Ergus. , répondit Bahrmoc. La glace qui régnait en ses yeux semblait s’être réchauffée légèrement.

- Qui est-ce ? , demanda discrètement Oregeil à Bahrmoc.

- C’est Ergus, l’Etre Parfait du Bien. Il est omniscient, omnipotent et omniprésent. Ca a été une des inventions les plus ratées de la Confrérie de Makuta. , répondit Bahrmoc à haute voix, sous les yeux amusés d’Ergus.

- Alors, Bahrmoc, pourquoi viens-tu me voir ? Un problème avec Irgus ?

- Non. Je voudrais que tu m’aide à entraîner le petit et, tant qu’à faire, m’entraîner moi aussi.

- Pendant combien de temps ?

- Oh, on a tout notre temps…

- En effet, on ne pourrait être plus exact. , répondit, pouffant, Ergus, sous les yeux étonnés d’Oregeil. Bahrmoc sourît.

- N’est-ce pas ?

- Bon, trêve de plaisanteries. Venez vous installer. »

Les 3 Toa entrèrent alors dans la maisonnette qui se révéla bien plus grande qu’elle ne le paraissait. Ergus mena Bahrmoc à sa chambre et lui dit qu’il commencerait son entrainement « demain », ce qui les fît pouffer tous les deux. Enfin, il se retrouva seul avec Oregeil. Celui-ci commença à le presser de questions :

« C’était bien vous, qui m’avez dit de ne pas aller voir Bahrmoc ?

- Oui, c’est moi.

- Pourquoi ?

- Il faut qu’il dépasse son chagrin. Mais il faut qu’il le fasse tout seul.

- Pourquoi ? Quel chagrin ?

- Il refuse l’aide de tout le monde. Son chagrin… Je ne sais pas ce qui lui est arrivé.

- « Je ne sais pas ce qui lui est arrivé » ? Je croyais que vous étiez omniscient !

- Je suis omniscient. Mais Bahrmoc est un cas à part. Il a un potentiel énorme… Tiens, par exemple, avant qu’il ne réussisse à venir ici, moi et Irgus aurions pu jurer qu’il n’y avait que nous qui pouvions venir dans le non-temps. En plus, personne ne peut lire son destin… Ni même l’influencer.

- « L’influencer » ? Vous pouvez « influencer » des gens ?

- Eh oui, pourquoi crois-tu que tu m’as obéi l’autre nuit ? Tiens, voilà ta chambre. A demain. »

Ergus laissa Oregeil dans sa chambre, la tête encore vibrante d’innombrables questions et toujours aussi étonné des quelques réponses qu’il avait eu. Finalement, il finit par se coucher. Dans sa chambre, Bahrmoc aussi se couchait. Jamais les deux n’eurent une aussi bonne nuit. Et ce n’est qu’à son réveil qu’Oregeil se rendit compte que Bahrmoc n’avait pas hurlé à la mort cette nuit.

IV - Le début de l’entrainement

Le soleil caressait les paupières de Bahrmoc. Il se réveilla et sourit. Même s’il adorait Ergus, jamais il ne lui introduirait une armée dans ce monde pour qu’il batte Irgus. Même s’il était adorable avec ses petites attentions comme faire se lever le soleil pour changer du crépuscule éternel. Bahrmoc se leva, s’étira et descendit. Il sortit et vît qu’Ergus et Oregeil l’attendaient dehors. Ergus pris la parole :

« Alors, tu préfères t’entraîner avant ou après Oregeil ?

- Avant. Fatigué, tu n’es vraiment pas à la hauteur.

- Bon, eh bien, allons-y. »

Les deux adversaires se mirent face à face et commencèrent leur combat. Quelqu’un passant par hasard aurait pu croire qu’il s’agissait d’une danse ; les esquives, feintes, parades et autres coups s’enchainait en une mortelle sarabande, tango où chaque coup était mortel. Chaque combattant déployait tout son art et lorsqu’un des adversaires se prenait un coup, la danse n’en avait que plus d’ardeur. Toutes les parties de leurs corps servaient pour leur combat : jambe, torse, tête, coude… tout était arme pour ses deux combattants. Ébahi, Oregeil comprenait enfin ce qu’Ergus voulait dire par « un potentiel énorme ». Des heures passèrent sans qu’un vainqueur ne s’imposa. Finalement, dans un pas mortel, tournoyant autour de Bahrmoc tel une toupie de mort, Ergus le mit à terre. Bahrmoc s’avoua vaincu. Ergus avait gagné mais Bahrmoc, on le sentait, avait eu autant de chances de gagner que celui-ci. C’était le hasard, le pur hasard qui avait décidé de l’issue du combat. Oregeil savait qu’il ne serait pas l’égal de l’un de ces deux guerriers avant bien longtemps, si ce n’était jamais, mais que c’était une chance inouïe de pouvoir s’entraîner avec ces morts incarnés. Les deux Toa allèrent se rafraîchir.

Quand ils revinrent, Ergus commença l’entraînement d’Oregeil. Sa méthode d’entraînement était radicalement différente de celle de Bahrmoc. Ils commencèrent par des exercices d’assouplissement auxquels Bahrmoc pris part. Ensuite, ils lui montrèrent quelques bottes, comment les appliquer et comment les parer. Les réflexes des deux Toa étaient réellement surhumains. Quelques millièmes de secondes leur suffisaient pour attaquer ou parer. Oregeil s’efforçait de les imiter mais il semblait lourd et pataud face à ces deux êtres qui ne semblaient pas appartenir à ce monde. Après cela, les deux Toa pratiquèrent un exercice afin de montrer à Oregeil en quoi il consistait. Lorsqu’Oregeil vît ces deux êtres qui étaient décidemment bien éloignés de lui pratiquer cette exercice, il se dit que s’il devait garder une image de la mort, ce serait celle-ci. Les deux Toa s’affrontaient en se lançant des couteaux, des couteaux stylisés que Bahrmoc avait tiré de son armure. Ils rattrapaient les couteaux pour les relancer sur leur adversaire. Les couteaux filaient dans l’air avec un sifflement strident, tellement rapides qu’ils en étaient invisibles. Et aucun des deux Toa ne se laissait toucher par les couteaux, les rattrapant toujours, et courant en cercle simultanément. Finalement, ils arrêtèrent après une demi-heure, à peine essoufflés. Oregeil ne fût pas aussi doué que Bahrmoc à cet exercice : presque tous les couteaux d’Ergus l’attinrent. Pour achever cette journée d’entraînement, Oregeil affronta Ergus. Il perdît largement, laminé par l’être parfait.

Après cette journée épuisante, les trois Toa allèrent se coucher. Oregeil, une fois encore était perclus de courbatures comme jamais encore dans sa jeune vie.

Les jours se suivirent et se ressemblèrent. Le programme ne varia pas, ou très peu. Avec l’entraînement prodigué par ces deux tuteurs exceptionnels, Oregeil devînt un guerrier émérite.

Cela faisait une éternité qu’Oregeil et Bahrmoc étaient arrivés, lorsque cela arriva.

V - L’horrible nuit

C’était la nuit. Un cri horrible retentit. Oregeil regarda par sa fenêtre. Il vît une silhouette blanche sur la colline à coté de la maisonnette. C’était Bahrmoc. Une ombre noire s’approcha de lui. C’était Ergus. Durant un moment, ils furent immobiles, comme s’ils parlaient. Soudain, Bahrmoc attaqua Ergus. Bahrmoc était dans une colère noire. Ergus, face à lui, riposta et réussit à le désarmer. Bahrmoc paraissait défavorisé dans ce combat mais il continua à attaquer. Ses yeux lançaient des flammes. Ergus était terrorisé. Jamais encore il n’avait vu Bahrmoc dans un tel état. Pour la première fois de sa longue vie, il avait face à lui quelqu’un qui pouvait, il le sentait, le tuer. Le véritable combat commença alors. On aurait dit que deux dieux de la Guerre s’affrontaient, figures incarnés de la Mort. Les deux ennemis tournoyaient l’un autour de l’autre, dans un mélange de coups et de parades. On peinait à les suivre tant ils étaient rapides. Bahrmoc hurlait comme un possédé, lui qui était si discret d’habitude. Leur ronde infernale dura… une éternité, aurait dit Oregeil, mais c’était probablement beaucoup moins. Cette ronde guerrière se brisa lorsqu’Ergus fût projeté au loin par Bahrmoc. Bahrmoc se rua vers lui pendant qu’Ergus se relevait tant bien que mal. Désormais, il était certain qu’une de ces figures guerrières allait mourir. Chacun des deux dévoilait tout son talent guerrier, et c’était dans le seul but de détruire l’autre. C’était Ergus qui semblait être en train de perdre le combat. Bahrmoc le martelait de coups d’une violence terrible. Ergus ripostait tant bien que mal mais l’étrange fureur dans laquelle Bahrmoc était plongé semblait lui conférer de tels pouvoirs que même l’être parfait ne pouvait ne serait ce que l’atteindre. Même si Ergus utilisait ses pouvoirs élémentaires impressionnants, il ne pouvait rien contre l’immense pouvoir qui semblait habiter Bahrmoc, qui lui n’utilisait pas les siens. Ergus le savait : pour la première de sa vie, il serait au moins gravement blessé par quelqu’un d’autre qu’Irgus. Pour la première fois de l’Histoire, un être parfait allait tomber sous les coups d’un simple Toa. Toa possédé, certes, mais Toa tout de même. Quoique… Était-ce encore un Toa que cette folie guerrière déchainée que semblait être devenu le corps de Bahrmoc ? On pouvait se le demander. Rien ne semblait pouvoir arrêter ce titan qui attaquait Ergus. Ergus pensait que seule une personne pouvait à ce point le vaincre. Mais il était mort ! Il était mort ! Et il n’avait aucune raison de l’attaquer. Bahrmoc, encore et toujours, tapait comme un sourd sur Ergus qui se défendait tant bien que mal. Dans une parade particulièrement brillante, il réussit à atteindre cette forteresse que semblait être Bahrmoc. Si l’état de sa colère était précédemment noir, que dire de ce qu’elle était maintenant ? Si foncé qu’aucune couleur n’y existe. Si foncé que le noir en paraîtrait clair. Soudain, Ergus sut qui il avait devant lui. Les pouvoirs élémentaires qui se déchaînait contre lui ne laissait plus la place au moindre doute. Il n’était pas mort. Et ça expliquait l’incroyable puissance de Bahrmoc… C’était lui. Il n’y avait aucun doute. Maintenant, il savait. Il perdait et il savait pourquoi. Bahrmoc, le solide Toa de la Glace, envoyait des boules de feu, de glace, des rochers… Aucun pouvoir ne semblait ne pas être à sa portée. Enfin, Ergus tomba au loin, sur le toit de la maisonnette. Son corps gisait, encore parcouru par une mince étincelle de vie. Mais Bahrmoc approchait. Le bourreau approchait. Et la victime, impuissante, n’avait d’autre choix que de rester, pantin inanimé devant la mort, immobile telle une statue, un jouet cassé. Soudain, à mi-chemin, dans un hurlement rageur, Bahrmoc, l’invincible Bahrmoc s’effondra. Il était en pleurs.

Dans un jaillissement de flammes, un être blanc apparût, miroir d’Ergus.

VI - La fin du voyage

Oregeil courrait. Il fuyait. Cette nuit, trois êtres s’étaient affrontés. Désormais, deux étaient morts. Une période sombre s’annonçait. Ironiquement, Oregeil pensa qu’il y a seulement, trois quart d’heure, avant l’entraînement de Bahrmoc et d’Ergus, jamais il n’aurait pu courir aussi vite. Il se demanda, bêtement, s’il était désormais le seul légataire de leurs savoirs. Avaient-ils entrainés d’autres personnes ? Il n’en savait rien. Et maintenant, il ne le saurait jamais. Ils sont morts, pour toujours et à jamais. Eux qui ressemblaient tant à la mort par moments, ils l’avaient rejointe. Le monde sera bien sombre sans eux. Ce qui s’était passé tout à l’heure, il n’en saurait rien. Pourquoi Bahrmoc s’était-il battu contre Ergus ? Que s’était-il passé ? Ceux qui le savaient sont désormais dans leur tombe. Irgus les avait tués. Juste après leur combat mortel et inexpliqué, Irgus était apparu. Et il les avait tués. Bahrmoc n’avait eu le temps que de le renvoyer hors du non-temps. Oregeil se demandait bien pourquoi. Oui, pourquoi donc l’avait-il renvoyé dans ce monde ? Qu’attendait-il de lui ? Il n’en savait rien. A vrai dire, il se demandait s’il n’avait jamais compris quoi que ce se soit à Bahrmoc. Qui était-il vraiment, sous son masque de glace ? Il n’en savait rien. Et maintenant, se demandait-il, où allait-il bien pouvoir aller ? Retourner voir Gerhirt ? Il lui demanderait des explications et ne le croirait jamais s’il lui expliquait ce qui s’était passé. Il avait l’impression qu’il n’avait pas vu Gerhirt depuis des millénaires alors que ça ne faisait même pas une heure qu’il l’avait quitté. Maintenant, se demandait-il encore, pourrait-il reprendre le cursus normal d’entraînement des Toa ? A l’époque, il était plein d’admiration pour ses professeurs mais maintenant, il se rapprochait de plus en plus de l’opinion de Bahrmoc. Il comprenait même son attitude envers lui. Il avait été odieux et il avait eu raison. Tous autant qu’ils étaient, tous les Toa ne valaient rien par rapport à Bahrmoc. A feu Bahrmoc…
Oregeil se demandait ce qu’il allait se passer maintenant qu’Irgus était seul à pouvoir accéder au non-temps. Le mal risquait de devenir prédominant. Sans représentant à part les faibles Toa, le Bien avait bien du souci à se faire. Ironiquement, Oregeil se rendit compte qu’il ne s’incluait pas parmi ces fragiles Toa. Il était bien plus puissant qu’eux tous réunis désormais. Il se souvînt des riens que ses professeurs appelaient des miracles. Sa et leur prétention l’écœura. Il comprit que, désormais, il ne pourrait plus se mêler aux autres Toa. Trop de choses le séparait d’eux. Il était trop puissant, trop savant, trop cynique, trop désabusé. Il était aux antipodes des jeunes Toa idéalistes que forment Gerhirt et ses sbires. Même Gerhirt lui paraissait… faible. Il eut beau chercher, il ne trouva pas d’autres adjectifs pour qualifier son ancien mentor que ceux que Bahrmoc auraient pu employer. Même la mission qu’il leur avait confié à l’origine, il ne voyait plus pourquoi elle devrait être exécutée. Elle était inutile. Pourquoi s’intéresser à ce qui se passe à des kios de distance alors que tout va mal ici même ? Oregeil était désespéré. Désormais, il ne voyait plus de sens à sa vie. Il n’avait plus personne, plus rien en quoi croire. Pourquoi vivre ? Pourquoi vivre alors que ses mentors étaient morts ? Désormais, le mal était prédominant. Et lui, seul relique d’un bien vaincu, il ne lui restait plus qu’à mourir.

Du haut d’une falaise, le Toa de l’Air vola vers son destin, plongeant dans les eaux glaciales.

Une très vieille histoire


Une voix l’appelait. Son nom, crié d’une voix qui lui disait quelque chose. Il voulait mourir. S’abimer dans les eaux et mourir. Mourir et oublier. Oublier tout : la mort, le mal, le bien, Irgus, Ergus, Bahrmoc… Bahrmoc. Les eaux commençaient à écraser son corps. Maintenant, il était mort. Mais… Non ! Quelque chose le tirait vers le haut. Vers la vie. Il ne voulait pas de la vie. Il voulait mourir. Il était à l’air libre. Il vivrait. Soudain, comme un éclat dans le brouillard, il reconnut la voix qui l’appelait. C’était Bahrmoc. Il ouvrit les yeux. Devant lui, marchant sur les eaux, le Toa blanc s’approchait. Bahrmoc, l’invincible Bahrmoc, cette forteresse, ce colosse invincible, était vivant. Soudain, une immense envie de vivre envahissait Oregeil. Tout espoir n’était pas perdu. Bahrmoc était vivant. Mais il était mort… Il l’avait vu ! Bahrmoc le gifla, ce qui acheva de lui remettre les idées en place, et pris la parole :

« C’est moi Oregeil. Je t’expliquerais plus tard. Aujourd’hui, tu dois disparaître.

- Mais… Mais… Comment…

- Plus tard. »

Dans un flash aveuglant, les deux Toa disparurent.

3 mois plus tard…

Quelqu’un frappa à la porte du bureau de Toa Gerhirt. Trois coups qui firent trembler l’air de la pièce. Toa Gerhirt cria à cette personne d’entrer. Un être blanc entra. Gerhirt demanda :

« Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous entré ?

- Vous dire mon nom ne vous renseignerait pas. Sachez seulement que je suis celui qui vous tuera. Comme tous les faibles Toa qui se trouvaient ici…

- Vous… vous avez tué tous les Toa qui étaient ici ?

- Oui… C’était simple. Vous êtes si faibles… Mais maintenant, meurs Toa Gerhirt ! »

Avant qu’Irgus ne puisse faire un geste, un flash aveuglant eut lieu. Lorsqu’il se dissipa, Gerhirt et Irgus - car c’était lui - s’écrièrent :

« Bahrmoc !

- C’est impossible ! dit Gerhirt.

- Je t’ai tué ! dit Irgus.

- Je ne suis plus Bahrmoc. Toi, faible et jeune Toa, tu ne peux pas me connaître. Mais toi, Irgus… Toi, tu me connais. Tu me connais depuis des millénaires… Tu m’as cru mort depuis des millénaires. Ca fait déjà la deuxième fois que tu crois m’avoir tué, moi ou mon enveloppe. Tu ne te souviens plus, Irgus ? Je t’accorde que c’était il y a longtemps… Un temps où tes créateurs et ceux d’Ergus s’affrontaient. Un temps où tu vivais pour quelque chose.

- Qui es-tu ?

- Tu ne te souviens plus. Mais rappelle-toi. Rappelle-toi de Metru Nui. Rappelle-toi de Destral. Rappelle-toi de Daxia. Rappelle-toi de l’Ordre de Mata Nui. Rappelle-toi de la Confrérie de Makuta. Rappelle-toi des Toa Nuva. Rappelle-toi des Toa Inika. Rappelle-toi de l’Ignika. Rappelle-toi de tout ça et peut-être que tu te souviendras de moi.

- Toi ! Mais tu es mort !

- Qu’est-ce que la mort alors que je suis - pour une part - l’Ignika ?

- Toi ! Tu devrais être mort ! Tu n’as pas le droit de vivre ! Tu es une abomination ! C’est de ta faute si nous avons perdu !

- C’est aussi de ma faute si l’Ordre de Mata Nui a perdu.

- Tu as tué tout le monde ! Toujours ! Tu n’as jamais respecté qui que ce soit ! Alors, maintenant, tu vas mourir. »

I - Une suite d’événements plus ou moins prévisibles

Les deux êtres se regardaient, face à face. Entre eux se trouvait Toa Gerhirt. La vie du faible Toa ne tenait plus qu’à un fil. Il ne faisait aucun doute que la première attaque que lancerait un de ces êtres lui serait mortel. Enfin, Irgus se décida. Une vague de ténèbres digéra Gerhirt avant d’être arrêtée par un mur de lumière. Des heures durant, la ville fut le théâtre - de plus en plus ravagé - d’un terrible combat. Les boules de feu étaient arrêtées par des boules de glace ou des bourrasques glacées si ce n’était des pluies diluviennes. Les tornades étaient arrêtées par d’autres tornades. Murs de feu, avalanches, pluie de grêlons, tempêtes, éclairs et vagues de plasma furent échangées. Les deux êtres étaient tous les deux mortellement efficaces. Leurs fureurs guerrières conjuguées furent ressentis d’un bout à l’autre de l’univers. C’était la deuxième fois que ces êtres se combattaient.

Finalement, Irgus, dans une vague de ténèbres, fît disparaître Bahrmoc. Il railla les restes de cendres de Bahrmoc :

« Tu es devenu bien moins fort qu’auparavant, à te cacher tout le temps. »

Soudain, Irgus, horrifié, recula. Devant ses yeux se recomposait Bahrmoc. Lorsqu’il fut totalement recomposé, Bahrmoc lança d’une voix glacée :

« Tu as toujours été trop sûr de toi, Irgus. »

Le combat recommença. A nouveau, des heures durant, les deux êtres déchainèrent leurs pouvoirs l’un contre l’autre. Finalement, Bahrmoc dit :

« Bon. Trêve de plaisanteries. »

Et Bahrmoc avança d’un pas. Il reçut une boule de feu dans la tête. Sous les regards horrifiés d’Irgus, elle repoussa. Bahrmoc continua à avancer sous une pluie de feu. Il semblait invincible. Lorsqu’il arriva face à Irgus, il lui dit :

« Il faut rétablir l’équilibre. »

Et Bahrmoc tua Irgus. L’être parfait du mal gisait, frêle pantin brisé par l’invincible Bahrmoc.

Dans un flash aveuglant, le Toa de la Glace disparut.



Le Toa réapparut loin. Très loin. Et strictement pas où il voulait aller.

Devant lui se dressait deux Toa. S’il était logique que l’un d’entre eux soit une Toa de l’Eau, Bahrmoc se demanda se que faisait un Toa de l’Air dans cet environnement aquatique. Ce fut cependant ce dernier qui prît la parole :

« Bonjour Bahrmoc.

- Je ne suis plus Bahrmoc ! Je suis l’être suprême, je suis le maître de ce monde ! »

Et Bahrmoc attaqua les deux Toa. Assez rapidement, il comprit qu’ils n’étaient pas des Toa « normaux ». Le Toa de l’Air combattait redoutablement bien par rapport aux autres membres de son espèce. Quand à la Toa de l’Eau, sa maîtrise sur son élément faisait frémir Bahrmoc de peur. Il se demandait d’où venaient ces Toa, que lui voulaient-ils et où était-il exactement ? Dans un éclair de compréhension, il reconnut cet endroit. Il était à Mahri Nui. La cité perdue… Totalement dévastée. C’était, il est vrai, un peu à cause de lui et de ces faibles Barraki. Et un peu à cause de Karzhani, aussi. Mais si peu. Le plus destructeur avait été sa création en elle-même. Voya Nui n’y avait pas résistée. Mais, à vrai dire, savoir où il était n’avança guère Bahrmoc. Mahri Nui avait été dévastée, détruite et tous ses accès avaient été détruits depuis des millénaires. Personne ne pouvait y aller. Alors, que faisait ces deux Toa ici ? Etaient-ils des survivants du Puit ? Si la Toa de l’Eau avait le bon profil, le Toa de l’Air ne l’avait pas du tout. En plus, il n’avait pas même encore été muté par l’agent mutagène du Puit. Que pouvait-il donc faire ici ? Comment étaient-ils arrivés ici ? Des êtres aussi puissants n’auraient pas manqué de l’attirer lors de sa précédente visite. Il avait même repéré le béhémoth des mers. Il l’avait vaincu et absorbé. Sans trop de difficultés, à vrai dire. Il était beaucoup moins coriace que ces deux Toa. D’ailleurs, comment le connaissaient-ils ?

Bien des heures plus tard, dans une prison de courants contraires, une silhouette blanche gisait étendue, surplombée par une Toa de l’Eau.

II - Le retour de Bahrmoc

Bahrmoc s’éveillait. Devant lui se tenait une Toa bleue. Etonné, il demanda :

« Qui… qui êtes-vous ?

- Tu ne me reconnais pas Bahrmoc ? Comme c’est étrange ! »

Un Toa de l’Air arriva. C’était Oregeil. Il parla à la Toa de l’Eau :

« Tuyet ! Tu sais bien qu’il ne peut pas le savoir puisqu’il nous a dit qu’il le saurait aujourd’hui !

- Oh, moi et ces histoires de voyages temporels… J’ai pas vraiment compris son histoire. »

Bahrmoc intervint alors :

« Oregeil ? Qu’est-ce que… Comment… Où suis-je ?

- Tu es à Mahri Nui. Mais tu devrais plus facilement comprendre si je te dis… Tuyet ! Qu’est-ce qu’il a dit qu’il faudrait lui dire, déjà ?

- Euh… Dans les limbes de l’enfer, un Toa du Feu, de l’Eau, de l’Air, de la Terre, de la Pierre, de la Glace, de la Lumière, des Ténèbres et de la Vie, héros millénaire et immortel par sa nature même, est né à nouveau. Sa puissance sans mesure est, une fois encore, en marche. »

Entendant ces mots, Bahrmoc s’évanouit.

Tuyet demanda :

« C’était prévu ? »



Des heures après, Bahrmoc s’éveillait à nouveau. Désormais, il se souvenait. A vrai dire, il se souvenait de tellement de choses, de tellement de vies… Il ne savait plus où donner de la tête. Tant de choses s’expliquaient… Il se souvenait même de sa mort. Et aussi de ceux qu’il avait rencontré durant son séjour dans les limbes de l’enfer. Soudain, une tête apparut dans son champ de vision. C’était Oregeil. Il commença à parler :

« Ca va Bahrmoc ?

- Oui, Oregeil. Oui, je vais bien.

- Que s’est-il passé ?

- Quand, exactement ?

- Euh… Après que tu m’ais renvoyé en ce monde ?

- Eh bien je suis mort. Mais toi, comment as-tu survécu ?

- Vous m’avez sauvé.

- Ca c’est fort ! Et dire que je ne le savais même pas !

- Pas vous, maintenant ! Un vous du futur !

- Hum… Oui, c’est possible. Très probable, même. Euh, à part ça, qui c’est cette énergumène de l’Eau qui a réussi à me vaincre ? J’aurais juré que c’était impossible !

- C’est Tuyet. Tu dois la connaître puisque c’est le toi du futur qui me l’a présentée.

- Ah mais oui ! Tuyet ! Cette criminelle en puissance ! Celle qui a absorbé la pierre Nui ! Maintenant, je comprend pourquoi elle était si puissante !

- Exactement ! Enfin quelqu’un qui reconnaît mes mérites ! s’exclama Tuyet.

- Quels ont été ses crimes ? demanda Oregeil.

- Alors, voyons voir… Tuer 3 Matoran, accuser les Chasseurs de l’Ombre à sa place, absorber la Pierre Nui, défier Toa Lhikan et Toa Nidhiki, avoir assassiné Toa Helryx et The Shadowed-One, avoir rasé quelques villes, avoir détruit un bon quart de Metru Nui et ça doit être à peu près tout… répondit Bahrmoc.

- Mais non ! Tu as oublié : t’empêcher de prendre le contrôle de l’Univers Matoran, détruire le Codrex et assassiner Icarax ! ajouta Tuyet.

- C’était toi ! Et moi qui pensait que c’était Ergus et Irgus qui avaient perdus les pédales ! s’exclama Bahrmoc.

- En même temps, tu me traites de criminelle mais énumère un peu tes crimes, qu’on compare. renchérit Tuyet.

- Assez récemment, j’ai détruit un village, saccagé une ville et tué cinq Turaga. Ah oui, j’ai aussi tué Irgus et laissé Ergus pour mort. Sinon, il y a assez longtemps, j’ai détruit Voya Nui, saccagé Mahri Nui, et la plupart des autres îles aussi, d‘ailleurs, détruit le Colisée et les trois quarts de Metru Nui, tué beaucoup de membres de l’Ordre de Mata Nui, de Chasseurs de l’Ombre et de membres de la Confrérie de Makuta. J’ai aussi essayé d’usurper la place de Mata Nui et provoqué le second Grand Cataclysme. Sinon, je dois aussi citer les crimes de mes créateurs ? énuméra Bahrmoc. »
Oregeil le fixait, horrifié.

III - Les explications de Bahrmoc

Oregeil regardait Bahrmoc, horrifié. Sa bouche béait à l’énoncé des crimes de ce Toa qui était son mentor.

« Eh bien, Oregeil, tu me prenais pour un saint ? attaqua Bahrmoc.

- Non… Mais… Quand même… Là…

- Bon, c’est vrai qu’en même temps, il faut se replacer dans le contexte… C’était il y a des millénaires. A l’époque, il existait une entité, le Grand Esprit Mata Nui qui était censé diriger l’Univers Matoran. Je dis censé car la façon dont il conduisait son monde n’était pas au goût de certains qui se seraient bien vus à sa place. Par exemple, Makuta Teridax. Ce type était un psychopathe. Mais bon, en bref, il a mis un plan - le Plan - au point pour prendre la place de Mata Nui. Il a commencé par prendre le pouvoir à Metru Nui et par endormir le Grand Esprit. Enfin envoyer dans le coma serait plus précis. C’est ça qui a causé le premier Grand Cataclysme. Après de nombreuses aventures, des Toa l’emprisonnèrent mais il fut libéré par un de ses sbires, Roodaka. Donc, après, il a continué à embêter les Toa qui l’avaient emprisonnés - et qui s‘étaient transformés en Turaga - jusqu’à ce que d’autres Toa arrivent et commencent à lui mettre raclée après raclée et à l’obliger à envoyer beaucoup de plans à la
poubelle. Voyant ça, il a décidé d’embêter ces Toa mais tout ce qu’il a réussi à faire, c’est à les rendre encore plus puissants - il était vraiment nul, ce type, faut dire. Donc finalement, les Toa qui ne faisaient que l’embêter réussirent à trouver un autre Toa, le Toa de la Lumière qui mit à Teridax la raclée de sa vie. Après ça, ces Toa apprirent qu’ils devaient aller sur une île, Voya Nui, pour trouver un Kanohi - le Kanohi Ignika - capable de sortir Mata Nui de son coma et d’éviter sa mort. Ils y allèrent et échouèrent lamentablement, à cause de Teridax qui avait envoyé des sbires contaminés pour se réserver le Kanohi. A vrai dire, Teridax y était aussi, mais sous une forme de bouillie verdâtre - tout ce qui restait de lui après son combat contre le Toa de la Lumière. Donc, les Toa - ils s’appelaient les Toa Nuva - furent faits prisonniers par les sbires de Teridax. Cependant, à Metru Nui, 6 Matoran - Jaller, Hahli, Matoro, Kongu, Nuparu et Hewkii - et le Toa de la Lumière - il s’appelait Takanuva -
décidèrent d’aller leur donner un coup de main. Donc, après plein de péripéties, les 6 Matoran - qui avaient été transformés en Toa, les Toa Inika - et le Toa de la Lumière arrivèrent à Voya Nui. Là encore, après plein d’autres péripéties, ils ont battu les sbires de Teridax, libéré les Toa Nuva et trouvé l’Ignika, avec l’aide d’un membre de l’Ordre de Mata Nui, Axonn, et malgré l’aide qu’un autre membre de l’Ordre de Mata Nui, Brutaka, avait apporté aux sbires de Teridax. Donc, pour simplifier, ils ont pris l’Ignika. Mais l’Ignika n’était pas un Kanohi comme les autres. Il avait été forgé par les Grands Etres, les créateurs de Mata Nui, et avait été doté de la pensée et de l’esprit. Il faut aussi préciser qu’un autre Kanohi tout à fait remarquable se trouvait sur l’île, emmené par les Toa Nuva et caché par la Résistance Matoran - un groupe de Matoran qui se battaient contre les sbires de Teridax - : le Kanohi Vahi. Ce Kanohi était capable de contrôler le Temps, bien qu’il soit extrêmement difficile à
maîtriser, même pour un Toa ou pour un Makuta. Sa présence avait attiré un être muté, au service de la Confrérie de Makuta, Voporak. Cet être avait un pouvoir remarquable : il pouvait faire vieillir tout ce qu’il touchait. Lorsqu’il posa le pied sur l’île de Voya Nui, deux autres êtres tout aussi remarquables marchaient sur l’île : Arthaka, l’ancien chef - à l’époque, il l’était encore - de l’île d’Arthaka et un remarquable inventeur. Il était accompagné du légendaire Tren Krom, le prédécesseur de Mata Nui, qu’il avait libéré de la prison où les Grands Etres l’avaient jeté pour qu’il l’aide pour une certaine invention qui nécessitait l’Ignika. Je ne sais si c’est à cause de la présence de tant d’illustres et puissants êtres sur cette île, la simple présence des quatre Kanohi les plus légendaires sur la même île ou la volonté du Grand Esprit mais, lorsque Matoro toucha l’Ignika, un violent orage se déclara. Tous ces êtres aux destins si illustres allèrent se réfugier au sein du volcan Valmaï - le volcan qui
surplombait l’île de Voya Nui - dans la Chambre de la Vie. Les éclairs fendaient l’air, frappant dans un fracas épouvantable le volcan. Une tempête effroyable faisait rage sur Voya Nui. Finalement, dans une boule de lumière éclatante, l’Ignika fusionna tout ces êtres si illustres à lui en un redoutable concentré de mort. Le volcan volait en éclats meurtriers sur des kios. L’île était prête à exploser sous la tension de tous les éléments réunis. Et dans une vision de chaos, c’est-ce qu’elle fît. L’île n’existait plus. Les montagnes volaient ou étaient submergées par l’océan. Les pierres étaient réduites en poussière sous l’effet de l’océan déchainé. Et, immobile au milieu de ce chaos démentiel, se dressait l’être nouvellement créé. Cet être, c’était moi. »

IV - L’histoire de Bahrmoc

« Cet être, c’était moi. Sentant quelques puissances sous l’eau, il plongea en même temps que le reste de l’île. Il arriva sous l’eau, à Mahri Nui, ici même. A cause des dégâts provoqués par Voya Nui qui sombrait, de puissants seigneurs de guerre, les Barraki, qui avaient été envoyés au Puit par l’Ordre de Mata Nui il y avait très longtemps, avaient réunis leurs armées et conquis Mahri Nui dans un bain de sang. Je les affrontais, eux et leurs armées, augmentant ma puissance en absorbant celle des adversaires que je vainquais. Karzhani, le légendaire frère d’Arthaka, vînt combattre également. Je les ai tous vaincus et j’ai absorbé la puissance de tous ces êtres. Si au début des hostilités, Mahri Nui était en très mauvais état à cause de l’explosion de Voya Nui, après, elle était en l’état qu’elle est encore aujourd’hui : vide et morne, vaste plaine aquatique désolée. Lorsque l’Ordre de Mata Nui apprît ces événements, il n’eut d’autres choix que d’entrer en guerre contre la Confrérie de Makuta pour prendre le contrôle de Karda Nui, le cœur du Grand Esprit, dans le but de le réveiller lui-même. Par cette entrée en guerre, l’Ordre de Mata Nui révéla au monde entier qu’il existait. Ce fut une des périodes les plus sombres de notre histoire. La guerre dura des années. Remarquez que si j’y avais participé dès le début, elle aurait été beaucoup plus courte, mais j’étais trop occupé à dévaster les îles du Sud - tiens, j‘avais oublié ça comme crime. Lorsque je vînt à Karda Nui, je me suis demandé si je n’étais pas déjà passé par ici. Mais, en fait, c’était l’Ordre de Mata Nui et la Confrérie de Makuta qui avaient tout dévasté. C’est durant ce temps-là qu’un être fut créé par la Confrérie de Makuta. Tu le connais, Oregeil, c’était Ergus. Heureusement pour la Confrérie de Makuta, l’Ordre de Mata Nui faisait des recherches similaires et, si la Confrérie aboutit à la création de l’être parfait du bien, l’Ordre créa l’être parfait du mal. Tout cela n’aboutit qu’à encore plus de destruction. Durant tout ce temps, les Chasseurs de l’Ombre créèrent un gigantesque empire, qui n’est d’ailleurs tombé qu’assez récemment pour être remplacé par l’Empire des Toa de ce vieil hibou de Gerhirt qui est définitivement tombé il y a peu, à cause d’Irgus… et un peu de moi, aussi. Mais bon, revenons à notre histoire. Donc, quand je suis arrivé à Karda Nui, j’ai commencé à tuer et absorber à peu près tout ce qui me tombait sous la griffe. Je crois que c’est à ce moment là qu’ils se sont rendus compte que ce n’était pas des dommages dû à la destruction de l’Ignika qui sévissaient dans l’Univers Matoran, mais moi. La bataille eut lieu près du Codrex. Les armées de la Confrérie et de l’Ordre, pour la première fois unies, se préparaient à me combattre. Si je devais citer le nom de tous les guerriers qui étaient présents, un millénaire ne me suffirait pas. Les deux plus remarquables étaient probablement les deux êtres parfaits, Irgus et Ergus, ligués ensemble contre moi. Cette bataille fut un carnage. Je me battais contre tous ceux qui étaient près de moi et les absorbaient. C’est dans ce chaos qu’Ergus et moi nous combattîmes pour la première fois. Ce fut un choc brutal. Ergus ne faisait clairement pas le poids mais il était aidé par les nombreuses troupes des armées de l’Ordre et de la Confrérie. Irgus, quand à lui, ne participa au combat, pour une raison que j’ignore. Toujours est il que cette bataille n’eut aucun vainqueur. Elle s’acheva lorsque, dans une vision d’horreur, le Codrex explosa à cause de - maintenant je le sais - Tuyet. Ce fut la débâcle. En attendant, je me frayais un passage à coup de griffes et d’absorption jusqu’à la tente du légendaire chef des armées de la Confrérie : Icarax. Ses exploits étaient universellement reconnus et je tenais absolument à l’absorber. Cependant, lorsque je suis arrivé à sa tente, il gisait déjà. Tuyet l’avait combattu et vaincu mais j’ai tout de même réussi à absorber sa puissance durant son dernier souffle. L’Ordre et la Confrérie étaient dans la plus complète déroute. Désormais, le Grand Esprit n’avait aucune chance d’être ressuscité. N’ayant plus rien à faire à Karda Nui, je continuais mon chemin. Xia, Stelt, Daxia, Odina, Nynrah… je les ai toutes dévastées. Mon pouvoir était immense et il ne faisait que s’accroître. Je me croyais invincible. J’étais décidé à prendre la place de Mata Nui. J’étais décidé à être la maître de l’Univers Matoran. Je montais à Metru Nui. Irgus s’y trouvait, mais il a fuit à Mangaïa dès qu’il a su que j’étais dans les parages. Je suis donc allé jusque sous le Colisée - en le pulvérisant, c’était le plus simple -, dans l’esprit de Mata Nui. Là, je dois avouer que j’ai fait quelques petites manipulations sur l’Univers Matoran. J’ai notamment créé de nouveaux Makuta et de nouveaux Matoran, histoire qu’il se passe des choses intéressantes dans l’Univers quoiqu’il arrive. Enfin, après ces quelques manipulations, j’ai commencé le dur labeur pour faire revenir Mata Nui. En effet, vu l’état dans lequel était l’Univers Matoran, sans l’esprit du Grand Esprit, je n’avais aucune chance de pouvoir le reconstruire, au moins à peu près. Des heures durant, je me suis affairé. Enfin, au bout de quelques jours, un être de pur énergie se tenait devant moi. Cet être, c’était le Grand Esprit en personne. Et pour atteindre mon but, je devais le tuer. »

V - Le second Grand Cataclysme

« Cet être, c’était le Grand Esprit en personne. Et pour atteindre mon but, je devais le tuer. Nous nous sommes combattus… très longtemps, il me semble. Mais bon, comme nous combattions dans le non-temps, ça ne veut rien dire. La puissance du Grand Esprit était purement incroyable. Comme il n’était que pur énergie, c’était sur le plan psychique que nous nous combattions. Je dois vous avouer que j’ai bien cru que j’allais perdre. Ce que Mata Nui aurait fait s’il avait gagné, je n’en sais rien et je ne le saurais jamais puisque je l’ai vaincu et absorbé. J’ai donc commencé à prendre le contrôle de l’Univers Matoran, le corps du Grand Esprit. C’est cela qui causa la première partie du second Grand Cataclysme. L’Univers Matoran était quasiment détruit, dans un état déplorable. Dès que le corps du Grand Esprit s’est mis à bouger, les îles ont commencé à glisser. Tous les êtres de l’Univers étaient saisis de terreur. Enfin, dans un ultime soubresaut, je fus le maître de l’Univers. Du moins jusqu’à ce que le quart
de Metru Nui explosa, à cause de - maintenant, je le sais - Tuyet. Toujours est-il que sur le moment j’ai plutôt soupçonné Irgus. Mais bon, n’anticipons pas. C’est donc quand le quart de Metru Nui a explosé que l’Esprit de Mata Nui a été endommagé et que j’en ai été éjecté. Je n’étais plus le maître de l’Univers. Et plus personne ne le serait après moi. En effet, sous l’effet de cette explosion, l’Univers entier a voulu décoller. Sauf qu’il était en trop mauvais état pour cela. Dans un rugissement mortel, l’Univers Matoran explosa. Les îles volaient. Les différentes parties du corps de Mata Nui aussi. Dans un accès de rage, je détruisis le reste de Metru Nui qui passait devant moi. A peine calmé à la vue de l’explosion de cette belle cité, je décidais de me mettre en chasse d’Irgus. En effet, je pensais - à tort - que c’était lui qui avait fait échouer mon projet. Finalement, je le trouvais, et le défiait. Notre combat fut bref. Très bref. Et le gagnant ne fut pas celui qui était le plus sûr de lui. J’ai perdu. J’ai été projeté au loin par le mont Ihu qui volait par là, dans un chaos indescriptible qui aurait tué n’importe qui d’autre que moi. J’étais humilié. Tout du moins, c’est ce que je pensais. Dans un rugissement d’apocalypse - qui correspondait très bien à ce qui se passait devant moi, d’ailleurs -, je suis parti pour d’autres planètes, laissant celle-ci aux mains des chasseurs de l‘Ombre, la Confrérie et l‘Ordre étant tellement affaibli qu‘on peut dire qu‘il n‘existait déjà plus. J’ai rencontré tant de choses lors de mes voyages qu’il me serait impossible de toutes les citer. J’ai vaincu tant de guerriers qu’il me serait impossible de tous les citer, même si je connais le nom de chacun d’entre eux. Toujours est-il que l’on m’a finalement tué. J’ai finalement, bien des millénaires après ma création, été vaincu. Ce combat fut une véritable apocalypse, qui rendrait presque le second Grand Cataclysme un événement trivial. C’est après cela que je me suis réincarné dans ce corps. La suite, vous la
connaissez. »

Tuyet riait devant l’air horrifié qu’arborait Oregeil. Cependant, celui-ci se ressaisît et demanda :

« A part ça, qu’avez-vous fait durant les trois derniers mois ? Vous avez saccagé d’autres planètes ?

- Mais non. J’étais aux enfers. J’y ai rencontré mes « origines » : les Toa Nuva, les Toa Inika, l’Ignika, Tren Krom, Mata Nui et tant d’autres… Ca a réveillé mon « ancien » moi. D’ailleurs, Irgus a profité de ce voyage un peu spécial pour exterminer à peu près tous les Toa. Mais bon, juste avant d’arriver ici, je l’ai tué.

- Il y a une chose que j’aimerais savoir : comment as-tu pu vaincre un être parfait ?

- Mais Irgus et Ergus n’étaient pas réellement parfaits. Ils aimaient à le faire croire, mais il n’existe pas d’êtres parfaits. C’étaient juste des êtres incroyablement puissants. D’ailleurs, c’est pour ça que je les intriguais tant : j’étais la preuve vivante qu’ils n’étaient pas parfaits. Ils pensaient que j’étais un accident. On peut dire ça, en fait. Je suis un accident. Moi, Bahrmoc, criminel notoire, immortel mal connu, légende terrifiante, je suis un accident. »




Donc, bon, je n'ai pas écrit de suite après, pour ceux qui se poseraient la question :p


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Ven 5 Avr - 1:56

Un bel exemple de fic écrite sous "speed", chercher pas je me comprend.

Seul incohérence, Bahrmoc être quasi-ultime ayant bouloter 80% de l'UM et quelques autres planètes habitables se fait rétamer par Tuyet.

Certes elle a la pierre Nui....mais comparer a tout le pouvoir accumuler par Bahrmoc....il y a un léger bug dans la gestion des puissances.


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Ven 5 Avr - 9:31

@reaper a écrit:

Seul incohérence, Bahrmoc être quasi-ultime ayant bouloter 80% de l'UM et quelques autres planètes habitables se fait rétamer par Tuyet.

Certes elle a la pierre Nui....mais comparer a tout le pouvoir accumuler par Bahrmoc....il y a un léger bug dans la gestion des puissances.

Hum, techniquement non, je pense avoir plutôt bien géré les puissances, justement :p
Il faut bien comprendre qu'à la base, pour étrange que ça puisse paraître, Bahrmoc est un Toa.
Or, contrairement à la croyance populaire, la pierre Nui n'augmente pas les pouvoirs élémentaires de son utilisateur sans conséquences. Elle draine l'énergie élémentaire des Toa proches, c'est une sorte de parasite à pouvoirs élémentaires. Dès lors, la seule incongruité de ma part serait d'avoir considéré que la Pierre Nui était capable de drainer une telle quantité de puissance.


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Mer 10 Avr - 21:28

Félicitations ! J aime beaucoup ta fic. Je suis presser de connaitre les prochains chapitres.


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Mer 10 Avr - 21:41

@X-Hawk a écrit:

Je suis presser de connaitre les prochains chapitres.
Il n'y en aura pas, très probablement. C'est des vieux fonds de tiroir qui datent d'il y a quasiment deux ans et auxquels je n'ai pas retouché depuis.


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Dim 12 Juil - 23:24

(Déterrage de la mort.)
C'était de plus en plus complètement n'importe quoi, mais c'était ludique x)



« Je vous condamne à votre sort – une vie dans l'univers que vous et vos semblables avez faits. »
— Tren Krom, Fédération de la Crainte —
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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire... Dim 19 Juil - 12:17

J'adore cette histoire, avec le remaniement de l'histoire principale, le duo (malgré qu'il est été court) de Oregeil et Bahrmoc... Vraiment sympa. Une suite serait cool wink . Mais juste, Tuyet est censée être morte dans le puit (sauf si elle a vaincu Lhikan et Nidhiki).


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Message(Ancre) Sujet: Re: [Fan-fiction] Une bien triste histoire...

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